Le conducteur, âgé de 28 ans, a causé vendredi soir des blessures graves à trois personnes lors d'un rassemblement de tuning illégal à Reims. Le procureur de Reims, François Schneider, a annoncé sa mise en examen ce dimanche 24 mai et son placement en détention provisoire.
Poursuivi notamment pour "blessures involontaires aggravées", cet homme conduisait sans permis et en état d'ivresse, avec un lourd passé judiciaire de quinze condamnations, incluant des vols et des délits de violence.
Ses enfants, âgés de quatre et sept ans, étaient également présents dans le véhicule et ont subi des blessures légères.
Le parcours de l'accident
Les événements se sont déroulés peu avant minuit dans une zone commerciale en périphérie de Reims, où plus d'une centaine de véhicules et plusieurs centaines de spectateurs étaient réunis.
D'après les révélations de l'enquête, les voitures attendaient leur tour pour réaliser des dérapages, appelés "drifts". Le conducteur, né en 1995, a pris de la vitesse peu avant minuit mais a perdu le contrôle de son véhicule, percutant un panneau publicitaire et blessant plusieurs personnes.
Il a nié toute intention de faire un dérapage, expliquant avoir perdu le contrôle en raison de son état d'ébriété notoire, avec un taux d'alcoolémie révélé par les autorités de 0,64 mg par litre d'air expiré.
Des victimes gravement touchées
Parmi les blessés, un jeune homme de 20 ans a subi des blessures si sévères que son pied a été "quasiment arraché"; il présente une incapacité totale de travail (ITT) provisoire de 300 jours. Deux autres personnes, âgées de 23 et 31 ans, ont reçu des ITT de 100 et 150 jours respectivement.
Les autres victimes se sont surtout retrouvées choquées par la scène de l'accident, comme l’a précisé le procureur.
Des mesures à l'horizon
Les rassemblements de tuning attirent des passionnés de voitures modifiées, mais sont souvent interdits en raison des dangers qu'ils présentent sur la route. Un projet de loi actuellement en discussion au Sénat vise à renforcer la répression des rodéos motorisés, avec une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros pour des sanctions plus promptes.
Le magistrat a exprimé son inquiétude face à la nature sauvage et non régulée de ces événements, appelant à une vigilance accrue face à des comportements impulsifs et souvent hostiles envers les forces de l'ordre.







