L’ostéopathe de 37 ans, actuellement jugé à Strasbourg pour des viols présumés sur huit patientes et des agressions sexuelles touchant 23 d’entre elles, a été décrit par une psychologue comme étant animé par un sentiment de « toute-puissance ».
Valérie Ritzenthaler, experte ayant examiné Pierre Garitte et dix des 29 femmes qui l’accusent, a exposé que l’accusé aurait touché ou pénétré les parties intimes de ses patientes sous le prétexte de soins, sans leur consentement, durant sa pratique à Eschau, en banlieue de Strasbourg. Certaines plaignantes dénoncent des actes de viol ainsi que d'autres agressions sexuelles.
Le professionnel de santé nie avoir commis des actes répréhensibles, sauf une pénétration qu’il considère comme initiée par sa patiente. Il soutient que ses gestes étaient toujours en lien avec des soins médicaux, affirmant qu’il n’avait aucune intention malveillante. Il a cependant reconnu avoir eu une approche « trop mécanique » du corps humain, indiquant qu'il aurait dû poser davantage de questions pour s'assurer du consentement.
La psychologue souligne que l’accusé semble croire qu’il pouvait agir sans limites, alimenté par l’illusion d’être un « soignant exceptionnel ». Selon elle, ce comportement a brouillé les repères pour ses patientes, créant une confusion qui a exacerbé leur état de vulnérabilité. Des témoignages recueillis par France 3 reflètent cette dynamique, où des patientes, déjà fragiles — certaines enceintes ou en deuil — ont semblé plus impressionnables face à son autorité.
Garitte, qui comparaît libre sous contrôle judiciaire, encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Le procès se poursuit pour tenter d’établir la vérité dans cette affaire tristement révélatrice des abus de pouvoir pouvant exister dans le milieu médical.







