Lors de son procès le 5 juin 2026, Garitte a exprimé des regrets, évoquant des "maladresses", tout en contestant les accusations. Au cours de cette audience, plusieurs plaignantes ont partagé leur sentiment de trahison envers ce professionnel en qui elles avaient pourtant mis toute leur confiance. L'ostéopathe, aujourd'hui inactif, a admis avoir "blessé des gens profondément".Cette affaire soulève des interrogations majeures sur la manière dont certains praticiens abusent de la relation de confiance qui les lie à leurs patients. Comment mieux prévenir ces abus ?
Sonia Bisch, présidente de l'association Stop aux violences obstétricales et gynécologiques, aborde ce sujet dans le podcast Affaire suivante.
Les abus d'autorité en médecine
Cette affaire met en lumière le lien entre la relation de soins et un potentiel abus d'autorité. Les patients, en position de vulnérabilité lors de soins médicaux, peuvent se trouver paralysés face à des actes qu'ils jugent inappropriés. L'expertise médicale crée un climat de conformité qui peut empêcher la dénonciation de abus.
La sidération des victimes
Les témoignages révèlent souvent que les victimes ne réalisent l'agression que bien plus tard. "Il est impensable qu'un professionnel de santé puisse commettre de telles violences", commente un psychologue des victimes. Ce phénomène de sidération ralentit le processus de reconnaissance du traumatisme.
Les obstacles à la plainte
Les victimes peuvent être réticentes à porter plainte, souvent découragées par le manque d'écoute qu'elles perçoivent. Les rapports récents indiquent des défaillances au niveau des ordres professionnels, où les plaintes sont parfois minimisées. Cette situation a conduit beaucoup à craindre de ne pas être prises au sérieux.
Conséquences psychologiques
Les effets psychotraumatiques sur les victimes de violences sexuelles en milieu médical sont souvent similaires à ceux subis par d'autres types de victimes d'agression. La peur, la honte et la stigmatisation affectent leur vie tant personnelle que professionnelle.
Un changement nécessaire dans la formation
Il est urgent d'améliorer la formation des professionnels de santé, en intégrant des modules sur l'importance du consentement. Cette sensibilité doit être renforcée pour prévenir de futurs abus en milieu médical.
Alors qu'une évolution est nécessaire dans la perception sociétale de ces violences, des affaires telles que celle-ci soulignent l'importance de la vigilance et du soutien aux victimes. Réfléchissons ensemble à un meilleur encadrement des professions médicales, pour garantir un espace de soins sécurisant pour tous.







