Un ostéopathe de 37 ans est actuellement jugé pour des viols et agressions sexuelles ayant touché 29 patientes. L'avocate générale a demandé, devant la cour criminelle du Bas-Rhin, une peine de 20 ans de réclusion criminelle, la sanction maximale possible pour les faits reprochés, survenus alors qu'il exerçait dans l'Eurométropole de Strasbourg.
20 ans de réclusion criminelle et une interdiction d'exercer
En plus de cette lourde peine, l'avocate générale a également requis un suivi socio-judiciaire de dix ans, une interdiction d'exercer toute profession liée aux soins, ainsi que son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais).
Les plaignantes dénoncent un agissement méthodique
Les victimes, âgées entre 23 et 77 ans au moment des faits, ont décrit des touchers externes et parfois internes dans la zone pelvienne. Selon elles, l'ostéopathe établissait une relation de confiance au fil des séances avant de recommander des manipulations délicates près du pubis. Des gestes interprétés comme des tentatives pour apaiser des douleurs, qu'il s'agisse de problèmes de hanches, de dos ou de cou.
Des gestes médicaux selon l'accusé
Malgré les accusations, le praticien, qui a cessé d'exercer depuis sa mise en examen en 2021, soutient avoir agi sans intention sexuelle. Il a décrit ses manipulations comme des actes de soins. Selon le décret de 2007 régissant l'ostéopathie, les manipulations doivent être exclusivement manuelles et externes, ce qu'il affirme avoir respecté. Toutefois, les témoignages des victimes révèlent une réalité bien plus sombre, marquée par la méfiance et la douleur.
Cette affaire soulève des questions sur la protection des patients et la régulation des professions médicales, un sujet déjà débattu par des experts en santé publique. Le débat est d'ailleurs amplifié par les contributions des médias locaux, tels que France Bleu, qui rapportent les inquiétudes croissantes de la communauté sur la sécurité dans les cabinets médicaux.







