Une minute de silence a été respectée mardi à l'Assemblée nationale en mémoire de Noahm, un jeune homme décédé le 2 juin dernier, trois jours après avoir été violemment aggressé. Deux suspects ont été mis en examen pour meurtre aggravé.
Les députés ont rendu hommage, le 9 juin, à Noahm, âgé de 19 ans, victime d'une agression survenue à Metz (Moselle). Plusieurs associations de défense des droits LGBT+ ainsi que La France insoumise ont exprimé leur indignation face à ce qu'elles qualifient d'agression homophobe mortelle, en sollicitant une minute de silence dans l'enceinte de l'Assemblée.
"L'émotion de la nation est profonde suite au meurtre de Noahm, qui a été la cible d'un véritable lynchage dans les rues de Metz... Dans notre République, il est inacceptable que quiconque soit harcelé ou tué pour qui il est ou pour aimer", a déclaré Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, avant l'hommage. Franceinfo résume les derniers développements de cette affaire tragique.
Deux hommes mis en cause pour meurtre aggravé
Noahm, homme homosexuel de 19 ans, a subi une violente agression à Metz le matin du 30 mai. Deux individus sont suspectés de lui avoir infligé des coups, notamment à la tête. Le parquet de Metz a révélé que, suite à l'agression, la victime a été placée en soins intensifs à l'hôpital de Mercy, jusqu'à ce que son décès soit prononcé dans la matinée du 2 juin.
Trois personnes, âgées de 19, 20 et 27 ans, avaient été interpellées le jour même de l'agression. Le plus jeune a été rapidement écarté. Les deux autres, initialement mis en examen pour tentative de meurtre aggravé en raison de leur état d'ivresse manifeste et placés en détention, ont vu leur charge requalifiée en meurtre aggravé après le décès de Noahm, un acte passible de réclusion à perpétuité selon le parquet.
Les associations protestent contre un acte de violence homophobe
Ce meurtre a généré une onde de choc à travers la France. Des rassemblements ont eu lieu à Metz le jour du décès de Noahm, comme l'indique Le Républicain Lorrain, organisé par l'association Couleurs gaies, pour témoigner leur solidarité aux proches de la victime et dénoncer une fois de plus la violence dont sont victimes les personnes LGBT+. Sur X, l'association Stop Homophobie a qualifié cet acte d'"homophobe d'une extrême violence".
Des proches de Noahm, présents lors de l'acte violent, ont rapporté à Mediapart avoir entendu des insultes homophobes proférées par les agresseurs. "Ils nous ont fait des doigts d'honneur et nous ont traité de 'sales pédales', 'sales pédés'", a relaté une amie présente ce jour-là.







