Le rayonnement exceptionnel qui se produisait à chaque équinoxe à travers un vitrail de la cathédrale de Strasbourg a disparu en 2022, obstrué par l'application d'une patine. Maurice Rosart, celui qui a mis ce phénomène en lumière en 1972, s'est engagé dans une ardente bataille pour que ce rayon rejaillisse, et son combat pose un défi devant le Conseil d'Etat, soutenu par une collecte de fonds réussie.
La décision prise en 2022 par l'église de Strasbourg et la DRAC, la direction régionale des affaires culturelles du Bas-Rhin, d'appliquer cette patine réversible sur le vitrail a suscité de vives inquiétudes parmi les passionnés de patrimoine. Maurice Rosart, qui a consacré des décennies à la préservation de ce phénomène, s'est heurté à des décisions judiciaires défavorables, mais il ne s'est pas laissé décourager. Grâce à une cagnotte en ligne, il a réuni en seulement 36 heures la somme de 3846 euros pour porter son dossier devant le Conseil d'Etat. Pour lui, ce succès témoigne d'un véritable attachement des strasbourgeois à ce phénomène, qu'il décrit comme une sphère de magie perdue.
La polémique autour de la patine
Mais pourquoi cette décision controversée d'appliquer une patine sur le vitrail ? Maurice Rosart avance que "le rayon vert se manifeste pendant la messe, ce qui pourrait être perçu comme païen et porter préjudice aux sermons du curé". Il suggère également que cela pourrait affecter la perception des droits d'entrée liés à l'horloge astronomique, un élément clé du patrimoine culturel local.
Les espoirs de Maurice Rosart et de ses soutiens reposent désormais sur la réactivité de la nouvelle municipalité strasbourgeoise, qui pourrait accélérer le processus pour restaurer cette merveille d'ici peu. Pendant ce temps, la recherche de justice continue au Conseil d'Etat, un combat emblématique qui met en lumière l'importance de la culture et du patrimoine dans la vie des Strasbourgeois.
Ce phénomène unique rappelle aux habitants de Strasbourg combien l'héritage culturel communal est précieux, et pose la question de la préservation de ces symboles face aux défis contemporains.







