Suspectée d'avoir harcelé la famille Villemin pendant des décennies, la grand-tante du petit Grégory devrait contester sa mise en examen ce mercredi. Son avocat considère que l'affaire n'est « plus résolvable ».
Quarante ans après la tragique découverte du petit Grégory noyé dans la Vologne, l'enquête est qualifiée d'« irrécupérable ». C'est ce qu'affirme Me Frédéric Berna, l'avocat de Jacqueline Jacob, la grand-tante du garçon. Selon lui, les investigations ont été « pourries » dès le départ et sa cliente est devenue « un bouc émissaire », rapporte Le Parisien. Il ajoute que « cette affaire n’est plus résolvable. Il faut l’arrêter », déplorant une « gabegie financière monstrueuse » avec des expertises coûtant « plusieurs millions d’euros », sans réel résultat.
Me Berna évoque aussi un incident marquant lié à la collecte des preuves : « Mon grand-père avait un laboratoire et on lui avait apporté des échantillons d'eau des poumons de Grégory à analyser, mais il a déclaré ne pas avoir les capacités pour cela. Ces échantillons ont fini par être « perdus » ».
« Voilà ma vengeance »
À 81 ans, Jacqueline Jacob est suspectée d'avoir menacé la famille du garçon à travers des lettres anonymes entre 1983 et 1984. Ce mercredi, elle contestera sa mise en examen pour « association de malfaiteurs » en vue de l'enlèvement. Ses avocats soutiennent que les faits sont désormais prescrits. Les enquêteurs ont identifié plusieurs lettres, dont certaines contenaient des messages comme « Je vous ferais votre peau », et « Voilà ma vengeance. Pauvre con ».
Actuellement, une contre-expertise stylométrique est en cours. Me Frédéric Berna souligne que les analyses antérieures ont révélé plus d'une vingtaine de possibles auteurs de lettres anonymes, y compris la mère de Grégory, Christine Villemin, qui avait initialement été soupçonnée avant d'être finalement disculpée.
Cette affaire continue de diviser l'opinion publique et d'alimenter les débats juridiques en France, alors que l'ombre de la tragédie du petit Grégory plane toujours, 40 ans après les faits.







