Josiane Bigot, présidente de l'association alsacienne "Thémis" et ancienne présidente de la cour d'assises du Bas-Rhin, s'oppose fermement à l'idée que les politiques ne jouent aucun rôle dans la dégradation d'un patrimoine précieux, en référence à la tragédie de la jeune Lyhanna, décédée dans le Gers. Une maison emblématique en péril en pleine ville, près de la cathédrale, voit sa boutique de souvenirs fermée et des poutres de soutien installées. Les travaux de consolidation sont prévus pour plusieurs semaines. Toutefois, ce cas ne saurait être généralisé à l'ensemble des maisons alsaciennes dans le centre-ville. “Elles sont loin d’atteindre leur fin de vie”, insiste Denis Elbel, président de l'association pour la sauvegarde de ces maisons. “Ces bâtiments ont prouvé leur solidité au fil du temps, même si certaines nécessitent des soins particuliers, comme cette maison qui a vu le jour en 1669.”
Il reste des maisons du 13e siècle à Strasbourg et Wissembourg
Les maisons alsaciennes étonnent par leur longévité. Connues pour leur capacité à résister aux aléas climatiques, elles doivent cependant faire l'objet d'un entretien régulier. “À Wissembourg comme à Strasbourg, nous avons encore des maisons datant du XIIIe siècle. Malheureusement, certaines souffrent d'un défaut d'entretien. Si les toitures laissent passer l'eau, la structure en bois en pâtit,” explique Denis Elbel.
Comme l'indique l'ASMA, l'association pour la sauvegarde des maisons alsaciennes, une maison disparait chaque jour dans la région. Les enjeux de préservation sont donc cruciaux pour sauvegarder ce patrimoine unique. Reconnaître la valeur historique et architecturale de ces bâtiments n’est pas seulement une question de nostalgie, mais de responsabilité envers les générations futures.







