Un total de seize personnes ont été mises en examen pour leur implication présumée dans le vol de près de 500 tonnes de câbles en cuivre, entraînant un préjudice estimé à 2,7 millions d'euros au détriment d'Orange. Cette affaire est d'autant plus inquiétante qu'elle met en lumière des pratiques frauduleuses au sein de sous-traitants chargés du démontage du réseau ADSL de l'opérateur, comme l'indique le rapport de Les Dernières Nouvelles d’Alsace.
Parmi les personnes mises en cause, six ont été incarcérées tandis que les dix autres sont placées sous contrôle judiciaire, selon les informations relayées par l'AFP. Ces individus sont soupçonnés d'avoir participé à un réseau « structuré », ce qui a incité le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée à agir rapidement.
Un véritable butin a été saisi
L'investigation a révélé un butin impressionnant : « plus de 400.000 euros en espèces, quinze véhicules, dont deux de luxe et un poids lourd, plus de deux millions d'euros sur des comptes bancaires, et 22 tonnes de cuivre », ont précisé les autorités. Les enquêteurs ont également retrouvé deux armes à feu de gros calibre et des munitions.
Cette enquête, qui s'est étalée sur plusieurs mois, a été menée dans diverses régions, incluant le Grand-Est, l'Ile-de-France, la Bretagne et la Normandie. Elle a été lancée suite à une plainte déposée par Orange, visant des entreprises sous-traitantes qui profitaient de leur mission pour subtiliser du métal et le revendre à des sociétés de recyclage non autorisées. Selon le parquet, cette pratique illégale est devenue une source de profit considérable pour ces réseaux criminels.







