Depuis 2020, Ecosystem s'est associée à divers partenaires pour une collecte massive de téléphones portables. Près de 46 millions d'appareils dormants s'accumulent dans nos tiroirs. Jusqu'au 10 juillet, vous pouvez les déposer dans des points de collecte pour leur donner une seconde vie par le recyclage ou la réutilisation.
Les journées européennes d'archéologie, qui se sont tenues les 13 et 14 juin derniers, ont transformé le jardin de la Féru des sciences (anciennement le musée de l’Histoire du fer) de Jarville-la-Malgrange en un véritable sanctuaire pour les passionnés d'archéologie, attirant l'attention sur la fonte du bronze. Des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont subjugué le jeune Izac, 10 ans, grâce à leur expertise.
Le bronze, alliage de cuivre et d'étain
Équipés de chaussures de sécurité, de visières, de tabliers et de jambières résistantes à la chaleur, les frères Klag, Thierry et Philippe, se sont préparés à manipuler le bronze à l'état liquide. Ce dernier doit être chauffé à environ 1 200 degrés. "On dirait presque de la lave en fusion", a commenté Izac, captivé par la démonstration.
Le processus de moulage est astucieux : il consiste à verser le métal dans des moules élaborés à partir de modèles en sable créés par Thierry. "On prend un modèle, on l’enveloppe de sable pour faire un moule, puis on fait fondre le modèle. Il ne reste plus qu'à couler le métal", explique-t-il. Après un temps de refroidissement de dix minutes, le bronze durcit, révélant son potentiel.
Quelques médaillons et des figurines de hiboux
Les archéologues récupèrent des médaillons et des figurines de hiboux en bronze, qu'ils trempent dans l'eau. "Ce n'est pas encore la couleur du bronze", rassure Thierry. "Si je lime le métal, j'obtiens ce brun typique. À l'époque, c'était fait sur des pierres de grès." Ce système de moulage a permis de transformer des objets en silex en nouveaux artefacts pouvant être utilisés sur divers matériaux comme le bois ou le cuir pour analyser les usures, permettant ainsi d'en déduire leur usage originel.
Cette technique, bien que son origine reste floue, pourrait remonter à l'Âge du bronze, entre 3000 et 1000 avant J.-C., et continue à être utilisée par les industries modernes. Comme le souligne un expert du secteur, ces savoir-faire ancestraux sont essentiels pour mieux comprendre notre histoire et notre héritage culturel.







