Une récente étude de la Drees met en lumière la répartition des revenus en Europe et le seuil de pauvreté dans chaque pays. C'est en République tchèque que l'on recense le moins de personnes vivant dans la pauvreté, tandis que la France affiche un nombre significatif de foyers modestes.
les critères du revenu médian
La Drees, dans son analyse parue le 24 septembre, s'appuie sur le revenu disponible médian de chaque pays pour évaluer la pauvreté. Ce revenu est calculé à partir des revenus initiaux, augmentés des aides sociales et diminués des impôts. Le revenu médian représente la valeur qui sépare la population en deux : 50 % des gens gagnent moins, tandis que 50 % gagnent plus.
Pour classifier les individus comme « pauvres » ou « modestes », la Drees a défini des seuils : une personne est considérée comme « pauvre » si elle perçoit 60 % ou moins du revenu médian disponible. En revanche, entre 60 et 75 %, elle est qualifiée de « modeste ».
un tableau préoccupant pour la france
Selon les données, la République tchèque se distingue par son faible taux de pauvreté. Avec seulement 8,6 % de sa population touchée, elle contraste avec l'Allemagne (plus de 17 %), malgré son statut de pays le plus prospère de l'Union. À titre d'exemple, pour être qualifié de « pauvre » en Tchéquie, il faut vivre avec moins de 810 euros par mois.
En France, le revenu disponible médian s’élève à 1 900 euros par mois. L'étude révèle que 14,3 % des Français se situent dans la catégorie « pauvre » (recevant 1 140 euros ou moins par mois), tandis que 12,6 % sont « modestes » (entre 1 140 et 1 420 euros). À titre de comparaison, dans l'ensemble de l'Europe, 16,9 % de la population vit en situation de pauvreté, avec plus de 20 % en Espagne.







