À la fin de leur carrière, un nombre important de retraités ont reçu l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) même s'ils étaient éligibles à une retraite à taux plein. Cette anomalie a été détectée par France Travail, qui se voit désormais dans l'obligation de réclamer ces trop-perçus aux concernés, ce qui peut atteindre des milliers d'euros. Les personnes touchées sont invitées à attendre d’être contactées par l’organisme.
Le médiateur national de France Travail a confirmé que des indemnités chômage ont été versées par erreur à ces retraités. Dans un rapport daté du 24 avril, il a précisé que certains dossiers présentent des années de versements incorrects liés au maintien de l'ARE, en dépit du fait que les bénéficiaires étaient éligibles à la retraite. Un cafouillage entre les informations de la Caisse d'assurance retraite et de santé au travail (Carsat) et les données de France Travail est à l'origine de cette situation. Beaucoup, ayant atteint l'âge requis pour toucher leur pension, ont continué à percevoir l'ARE et doivent maintenant faire face à un remboursement de sommes variant de 5 000 à 100 000 euros et plus.
Les cas de remise de dette prévus par France Travail
La remise de dette peut s’appliquer dans certaines situations. Par exemple, un retraité peut avoir reçu l'ARE jusqu'à 67 ans, alors que sa retraite à taux plein était prévue à 65 ans. Cela aurait entraîné deux années de trop-perçus à rembourser. Les personnes affectées par ce problème administratif se trouvent donc dans une situation délicate, car bien que la Carsat ait statué sur leur éligibilité à la pension, les paiements ne sont pas rétroactifs.
France Travail a assuré qu’il prend contact avec chaque allocataire pour les informer des démarches à suivre concernant la remise de dette. Chaque dossier sera minutieusement examiné en collaboration avec la Carsat. Les retraités concernés peuvent potentiellement bénéficier d’une remise de dettes ou d’un étalement de remboursement, mais cela doit être demandé à l’instance paritaire régionale. En attendant, il est préférable de demeurer attentif et d’attendre une communication officielle de France Travail concernant la résolution du problème.







