Une enquête de 60 millions de consommateurs met en lumière une réalité troublante : des nanoparticules se retrouvent dans divers produits sucrés sans qu'elles ne soient mentionnées sur les étiquettes. Bonbons, biscuits et glaces, prisés par les enfants, cachent des éléments perturbants.
le colorant E171 dans le viseur
Ces nanoparticules, qui sont 50 000 fois plus petites qu'un cheveu, ont la capacité d'infiltrer facilement notre organisme à travers la peau. Ce phénomène soulève des enjeux de santé publique. L'enquête s'est concentrée sur le colorant E171, un dioxyde de titane utilisé dans de nombreux produits pour en modifier la couleur, le goût et la texture. Sur 18 produits analisés, tels que bonbons, gâteaux et desserts glacés, tous renfermaient ces nanoparticules sans que cela apparaisse sur l'étiquette. Ce constat contredit le règlement européen Inco, qui exige la mention “[nano]” pour de tels additifs.
Le cas du colorant E171 est particulièrement préoccupant car il est actuellement sous surveillance. En avril dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a émis des alertes suite à des études de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Ces études ont montré que cet additif pourrait favoriser la croissance de lésions pré-cancéreuses chez des rats. Malgré cela, aucune preuve concluante n’a été établie pour l’homme concernant son potentiel cancérigène. 60 millions de consommateurs préconise prudence et suggère d'éviter les aliments contenant des additifs suspects tant que la transparence n'est pas assurée.







