Le budget 2026 pourrait rendre le plan d'épargne retraite (PER) encore plus attractif pour les épargnants en France. Deux amendements récents adoptés par l'Assemblée nationale visent à élargir le champ des déductions fiscales associées à ce dispositif.
Déductions fiscales accrues pour le PER
Le plan d'épargne retraite permet actuellement une déduction fiscale sur les versements réalisés, pouvant aller jusqu'à 10 % des revenus d'activité. Les versements peuvent être déduits sur une période de trois ans précédant l'année en cours. Par exemple, un contribuable ayant ouvert son PER en 2022 et percevant un revenu annuel de 40 000 euros, peut bénéficier d'une déduction de 4 000 euros pour ses versements.
Une souplesse accrue pour les souscripteurs tardifs
Les amendements adoptés visent également à étendre la période de déduction de trois à cinq ans. Cette initiative répond à une tendance observée chez les souscripteurs, qui ouvrent un PER de plus en plus tard dans leur carrière, notamment entre 50 et 59 ans. Cette flexibilité permettra aux contribuables de maximiser les avantages fiscaux même s'ils souscrivent tardivement.
Philippe Juvin, rapporteur général du budget, a qualifié cette mesure de "bon sens", soulignant son importance pour encourager l'épargne retraite chez tous les Français. Malgré ces propositions, il reste à voir si elles figureront dans la version finale du projet de loi de finances pour 2026.







