La décision d'introduire une analyse des réseaux sociaux des voyageurs avait suscité vives inquiétudes. Cette mesure, initialement dévoilée en fin 2025, prévoyait de contraindre les visiteurs des pays sous exemption de visa à fournir des informations détaillées sur leurs activités numériques des cinq dernières années. Cependant, elle s'est heurtée à des vives critiques sur la protection de la vie privée.
Selon Travel Weekly, le directeur des opérations des Services des douanes et de la protection des frontières (CBP) a indiqué que l'approche pourrait devenir plus ciblée. "Elle ne visera pas tout le monde", a-t-il précisé lors d'une conférence, suggérant que seuls certains profils seraient soumis à des examens approfondis en fonction des réponses fournies lors de la demande de visa électronique (ESTA).
"Si vous êtes un voyageur traversant la frontière américaine, vous avez plus de chances d'être frappé par la foudre que de voir votre téléphone fouillé par le CBP", a-t-il affirmé.
Cette annonce intervient alors que le tourisme américain souffre d’une baisse significative du nombre de visiteurs. Des données du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) révèlent une chute de 5,5 % des visiteurs étrangers en 2025 par rapport à l'année précédente, un fait qui a renforcé les préoccupations au sein de l'industrie.
Gloria Guevara, présidente du WTTC, a averti : "la sécurité aux frontières américaines est essentielle, mais une approche trop stricte pourrait coûter plus de 150 000 emplois". Ce chiffre, selon elle, représenterait la création d'emplois généralement réalisée chaque trimestre aux États-Unis.
En somme, cet assouplissement pourrait bien être une réponse à la détérioration du secteur touristique américain et à l’aversion croissante des visiteurs potentiels face à des mesures perçues comme intrusives. Les autorités vont donc tenter de trouver un équilibre entre sécurité et accessibilité, surtout à l'approche de la Coupe du monde de football en juin prochain.







