Ce jeudi 30 avril, un rassemblement a eu lieu devant le tribunal judiciaire de Strasbourg, attirant l'attention sur les inquiétudes suscitées par la loi SURE (sanction utile, rapide et effective). Une centaine d'avocats se sont réunis pour exprimer leur désaccord face à ce projet controversé.
Jean Weyl, bâtonnier de Strasbourg, a affirmé que cette réforme« constitue un plaidé-coupable qui bafoue les droits des victimes et des accusés ». Le texte a été voté par le Sénat le 14 avril, et une version légèrement modifiée doit être examinée par l’Assemblée nationale d’ici juillet.
La mobilisation continue
La mobilisation des avocats n'est pas un simple événement ponctuel. « Nous travaillons depuis un mois pour sensibiliser sur ces enjeux cruciaux, et nous continuerons à nous battre », a ajouté Weyl, encadrant l’action des avocats strasbourgeois. Initialement, une grève totale des audiences a été mise en place, suivie d'une grève continue pour les audiences relatives au plaider-coupable. Le bâtonnier a aussi mentionné d'autres actions à venir, en promettant« une montée en puissance avant que les débats ne reprennent à l'Assemblée ».
Cette analyse des enjeux de la loi SURE retire également des préoccupations exprimées par d'autres acteurs du monde judiciaire, évoquant des menaces potentielles pour l'équité des procès. La mobilisation des avocats de Strasbourg illustre le besoin urgent de défendre les valeurs fondamentales de la justice, dans un climat de changement législatif qui a suscité de vives réactions.







