Le 8 mai, des militants ont annoncé avoir saboté deux bassines, des structures de stockage d'eau pour l'agriculture intensive dans les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres. Ces actions ont provoqué une vive réaction, y compris une "ferme condamnation" de la part du préfet des Deux-Sèvres, qui a qualifié ces gestes d'intolérables.
Ce mouvement, connu sous le nom de "Amicale pour le débâchage permanent du Poitou", s'inscrit dans un contexte plus vaste de mécontentement face aux mégabassines, structures controversées considérées par leurs détracteurs comme un accaparement de la ressource en eau. Les militants, relayés par le groupe des Soulèvements de la Terre, affirment ne pas envisager un répit tant que ces bassines fonctionneront et menacent de continuer leurs actions.
Une réponse ferme du préfet
Le préfet, Simon Fetet, a exprimé sa désapprobation dans un communiqué, soulignant le caractère illégal de ces actes qui mettent en péril des ouvrages agricoles. Il a précisé que des enquêtes étaient déjà en cours pour identifier les responsables.
L'une des bassines ciblées appartient à un important groupe agro-industriel lié à un élevage de poules pondeuses, tandis qu'une autre, dans les Deux-Sèvres, est financée par des fonds publics. Les militants affirment que ces réserves sont nuisibles pour l'environnement et les ressources en eau.
"Face à cela, notre riposte est celle du sabotage"
Une escalade de la contestation
Ces incidents surviennent dans un climat déjà tendu, alors qu'un autre leader du mouvement anti-bassines, Julien Le Guet, a récemment été condamné à six mois de détention à domicile pour son rôle dans des manifestations passées. Autrefois, des groupes tels que "Les fremens du Marais poitevin" avaient également revendiqué des actions contre des bassines, illustrant l'intensité croissante de la contestation.
Les voix s'élèvent des deux côtés du débat : d'une part, les défenseurs des bassines, soulignant leur rôle crucial pour l'irrigation en périodes de sécheresse, et d'autre part, les opposants qui parlent de l'accaparement d'une ressource essentielle par l'agriculture intensive. La France se retrouve ainsi au cœur d'un conflit sur la gestion de l'eau et les priorités agricoles.







