Un nouveau développement majeur dans l’enquête sur l’immense incendie dévastateur du massif des Corbières, survenu lors de l’été 2025 dans l’Aude. Ce cataclysme a détruit environ 17 000 hectares, coûtant la vie à une habitante. Ce mercredi 3 juin a été marqué par une révélation choquante : trois agents de l’Office national des forêts (ONF) ont été placés en garde à vue, soupçonnés d’être à l’origine de l’incendie à cause d’une cigarette allumée.
Les résidents de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, village gravement touché, ont été abasourdis par cette annonce. Corinne Simon, une habitante qui a frôlé la destruction de son domicile, témoigne : "C’est inquiétant. On pourrait penser qu’un touriste ou une personne quelconque pourrait jeter un mégot, mais que ce soit des professionnels, c’est incroyable".
Le Drame de l’été dernier, en à peine 48 heures, a consumé 11 000 hectares. Cet incendie titanesque a ravagé plusieurs communes, laissant derrière lui un paysage désolé. La tragédie a coûté la vie à une femme de 67 ans, laissant derrière elle famille et amis dans le deuil. L’ancien maire de Ribaute, Alain Coste, exprime également sa stupéfaction : "Ces agents, passionnés par leur métier et la forêt, il m’est difficile d’y croire".
Un dénouement préoccupant
De son côté, l’ONF a annoncé qu’il ne possède pas d’informations supplémentaires sur cette affaire. "L’ONF n’étant pas mis en cause, nous ne sommes pas informés des motifs justifiant une telle décision", précise l’établissement public dans un communiqué.
L’an passé, le procureur de la République avait formellement exclu tout départ de feu d’origine naturelle. L’enquête se poursuit et les gardes à vue sont toujours d’actualité dans l’Aude.







