Un kinésithérapeute de Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, est sous le feu des projecteurs après avoir été mis en examen pour des actes graves d'agressions sexuelles et de viols sur huit patientes. Selon les informations relayées par l'AFP, l'affaire a été portée à l'attention de la justice en mai dernier suite à des plaintes pour abus de pouvoir.
François Capin-Dulhoste, procureur de la République de Nancy, a confirmé ces faits tragiques. Le masseur-kinésithérapeute a été entendu à deux reprises en garde à vue, mais il persiste à nier les accusations qui pèsent sur lui. Mis en examen et incarcéré le 7 mai, il a depuis été libéré sous contrôle judiciaire, suite à une décision de la cour d'appel de Nancy.
Une carrière professionnelle compromise
Bien qu'il n'ait jamais été condamné auparavant, le magistrat souligne que le kinésithérapeute est présumé innocent. Toutefois, cette affaire a eu des conséquences immédiates sur sa profession : le conseil de l'ordre des kinésithérapeutes a suspendu puis radié son adhésion de manière d'urgence.
Selon les informations du quotidien L'Est Républicain, les plaintes portent spécifiquement sur quatre viols et quatre agressions sexuelles. Ceci pose une réelle question sur la sécurité des patients qui font confiance à leur thérapeute.
Ce type de cas rappelle à quel point le milieu médical, et en particulier les métiers de soin, doit être vigilant quant aux abus de confiance et à l'importance de protéger les patients, comme l'a souligné un expert en éthique médicale interrogé sur les ondes d'une radio nationale. Un tel incident pourrait, en effet, ternir la réputation de l'ensemble de la profession.







