Le général Benoît Villeminoz, responsable du GIGN, a récemment partagé son inquiétude sur RTL concernant l'augmentation significative des kidnappings violents ciblant les détenteurs de crypto-monnaies. Les menaces, souvent orchestrées par des individus recrutés sur les réseaux sociaux, sont en pleine expansion en France.
Lors d'une intervention le 10 mai, le procureur de Bordeaux a mis en lumière cette montée inquiétante des actes criminels. Un cas marquant s'est produit à la mi-avril, lorsque le GIGN est intervenu pour secourir une mère et son fils de 12 ans, qui avaient été enlevés à leur domicile à Lyon dans une affaire de crypto-monnaie. Selon des informations rapportées par RTL, ce type d'incident est devenu de plus en plus courant, avec 41 kidnappings déjà signalés depuis le début de l'année 2026.
Le général Villeminoz a noté que ces opérations sont extrêmement sensibles : "Il y a deux types de situations. D'un côté, nous avons des cryptorapts en cours, où nous devons agir rapidement, et de l'autre, des cas déjà terminés où nous apportons un soutien aux enquêteurs. Actuellement, c'est une des menaces majeures que nous affrontons." Dans l'affaire du 14 avril, l'enlèvement a nécessité une intervention rapide des forces spéciales pour sauver les otages, séquestrés dans un hôtel du Val-de-Marne.
"Ils sont recrutés sur internet pour quelques milliers d euros pour réaliser un fait : on leur demande d’être violents et ils le sont."
Le général Benoît Villeminoz
Pour gérer de tels événements, l'unité mobilise un maximum de moyens : "Nous utilisons toutes nos capacités, de l'interpellation au renseignement technique. Tout cela dans un cadre de coordination étroite avec les enquêteurs." Sa déclaration souligne l'importance de l'action rapide face à des menaces grandissantes qui mettent en péril des vies humaines et démocratisent la violence dans des crises de ce type.
Le climat actuel témoigne d'une transformation inquiétante des actes criminels, une analyse partagée par de nombreux experts en sécurité et criminologie, qui appellent à une vigilance accrue et à des mesures renforcées pour lutter contre cette violence en expansion. En effet, des voix s'élèvent, avertissant que cette situation pourrait empirer si aucune action significative n'est entreprise par les autorités.







