Près de 5.000 hectares dans les Pyrénées-Orientales sont consumés par les flammes depuis samedi soir. En réponse à cette catastrophe, environ 12.000 personnes ont été évacuées, et 800 sapeurs-pompiers luttent intensément contre le feu, épuisés après plus de quatre jours d'efforts soutenus.
Ce mercredi 8 juillet, la tramontane souffle de nouveau, ce qui pourrait compliquer les opérations pour maîtriser l'incendie. Selon une source de France Info, la situation demeure critique, et les pompiers restent sur le qui-vive, affrontant des conditions extrêmement difficiles.
Éreintés, certains d'entre eux tentent de se reposer dans un collège de Millas, où ils ont la chance de se laver après plusieurs jours d'intervention. Les témoignages de ces héros du quotidien soulignent l'intensité de leur travail. "Mes gants, ma cagoule, tout est fondu. En 30 secondes, tout a brûlé", raconte un sapeur-pompier, ajoutant que son expérience lors de cet incendie a été sans précédent.
Un autre pompier, plus aguerri, partage ses sentiments face à cette situation désastreuse : "On se sent faible et sans contrôle". Cela témoigne de la pression immense qu'ils subissent face à l'ampleur des flammes.
"On a toujours une petite appréhension"
Gagnant un peu de répit, les pompiers échangent et se ressourcent avec un coach mental, tout en se préparant à un retour sur le terrain. "Quand on est parti au début, c'était des nuits de 1 à 2 heures. Maintenant, on ne sait pas comment le feu a évolué. On a toujours une petite appréhension", confie l'un d'eux, se dépêchant de ranger les provisions pour le prochain round.
Alors que la lutte continue, la mobilisation des équipes de secours souligne le dévouement sans faille de ces hommes et femmes face à l'un des pires incendies qu'ait connus la région.







