La communauté vénézuélienne se mobilise
Le 3 janvier 2026, des centaines de Vénézuéliens ont investi les rues de Doral, en Floride, pour fêter la chute annoncée du président Nicolás Maduro, récemment capturé par les États-Unis, selon une déclaration de Donald Trump. Cette nouvelle, tant attendue par la diaspora vénézuélienne, suscite à la fois joie et espoir d’un avenir meilleur pour le Venezuela.
À l'aube, une foule s'est rassemblée devant l'Arepazo, un restaurant devenu un symbole de la résistance vénézuélienne, où la communauté locale, composée à plus de 40 % de Vénézuéliens, a pu exprimer son bonheur. Douglas Zarzalejo, un résident de 55 ans, témoigne : "Nous avons enfin l’impression que justice a été rendue. Le rétablissement de notre pays est en marche." Ce sentiment est partagé par de nombreux autres, qui voient en Trump un acteur clé dans leur lutte contre un régime considéré comme corrompu.
Une capture controversée
La capture de Maduro est entourée de discussions. Les rassemblés à Doral se réjouissent, mais certains expriment des réserves. Liz Vivas, dont le mari a disparu en 2018 en raison de ses critiques envers le gouvernement, pleure son sort. "Je n'ai pas pu lui dire adieu. Maintenant, je sens qu'une forme de justice a été réalisée avec la chute de Maduro", confie-t-elle. D'autres, comme Eleazar Morrison, ne cachent pas leurs doutes vis-à-vis de Trump, bien qu'ils soient reconnaissants de son rôle dans cette dynamique.
Vers quel avenir ?
Alors que la communauté attend les prochaines étapes, les déclarations de Trump, signalant que les États-Unis "dirigeront" le Venezuela jusqu'à une "transition pacifique", laissent perplexes certains. María Corina Machado, dirigeante de l'opposition, est soutenue par une grande partie de la population, qui espère la voir à la tête d'un nouveau gouvernement. Cependant, le manque de soutien international pour son ascension soulève des interrogations sur l'avenir politique du pays.
Ce moment charnière pourrait inciter à une réflexion nécessaire sur les dynamiques de pouvoir non seulement au Venezuela, mais également sur la place de la diaspora dans l'évolution politique de leur nation. Selon la consultante en politique internationale, Alice Moreau, "ceux qui ont émigré ont un pouvoir d'influence grandissant sur les événements à venir, car ils sont les relais des aspirations d’un peuple en quête de changement".
Les célébrations à Doral ne sont donc qu'un aperçu des espoirs, mais aussi des inquiétudes qui planent sur l'avenir du Venezuela, un pays intrinsèquement lié à ses citoyens d'outre-mer.







