Lors d'un concert exceptionnel au Stade de France le 29 mai 2026, devant une foule de 80 000 fans, Aya Nakamura n’a pas seulement fait vibrer l’auditoire avec ses hits, mais a également pris position contre des militants d’extrême droite. En brûlant une banderole brandie par le groupe identitaire Les Natifs, elle a fermement répondu à leurs provocations.
La banderole, affichant le message "Y a pas moyen Aya, ici c'est Paris, pas le marché de Bamako", avait été déployée en mars 2024, dans un contexte où des voix s'élevaient contre sa participation aux Jeux Olympiques de Paris. Ce groupe, dont les idéaux nationalistes ont suscité de vives réactions, faisait référence à son tube emblématique Djadja et à ses origines maliennes.
Ce n’est pas la première fois qu'Aya Nakamura se retrouve au centre de controverses. En effet, en septembre 2025, dix militants de ce groupe ont été condamnés à des amendes pour injures publiques, après que le tribunal correctionnel de Paris a statué sur la nature de leurs propos. Bien que des associations antiracistes aient dénoncé ces actes, la justice a estimé que la qualification juridique n’allait pas jusqu’à la provocation à la haine.
Ce témoignage de force lors de son concert a été salué par de nombreux fans et personnalités. Parmi eux, Emmanuel Grégoire a tweeté : "Aya Nakamura a montré une nouvelle fois avec audace et panache qu’elle était une grande artiste, libre et créative!" Sa prestation signifie bien plus qu’un simple show ; c'est une affirmation de sa place dans la culture française et une résistance aux discours de haine.







