Le gouvernement français a exprimé son souhait de dissoudre deux groupes militants, l'un d'ultradroite et l'autre d'ultragauche, lors d'une réunion du Conseil des ministres ce mercredi.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a proposé cette initiative au président Emmanuel Macron. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a confirmé l'intention de dissoudre le groupement identitaire d'ultradroite, Patria Albiges, ainsi que le groupe antifasciste Front de rue.
Patria Albiges se présente comme un mouvement de jeunesse, affirmant vouloir alerter la société sur des sujets tels que l'immigration, l'insécurité, le wokisme et l'islamisme. Ce groupe a récemment été pointé du doigt après la condamnation de onze de ses militants pour leur participation à une agression contre un antifasciste en avril 2025. Ces jeunes, âgés de 19 à 29 ans, avaient pénétré sur le territoire d'Albi en armement, avec des matraques télescopiques et des poings américains, cherchant à intimider leur cible.
De son côté, le porte-parole de Patria Albiges avait été condamné, en 2023, à une peine de huit mois de prison avec sursis pour avoir agressé deux jeunes dans le Tarn.
Front de rue, ancré principalement dans le Nord de la France, et notamment à Lille, est également dans le collimateur du gouvernement. Cette décision intervient après des réunions au plus haut niveau, notamment après le décès du militant d'extrême droite Quentin Deranque, qui avait conduit Emmanuel Macron à s'interroger sur les moyens de contrer les groupes violents.
Depuis 2017, la France a vu près d'une cinquantaine de groupes, tels que La Jeune garde et Lyon populaire, se voir abolir leur statut via des décrets de dissolution en Conseil des ministres. Toutefois, des formations comme Les Soulèvements de la Terre ont contesté ces décisions devant le Conseil d'État avec succès, selon des sources médiatiques telles que Le Monde.







