La conductrice, d'une cinquantaine d'années, a été victime d'une agression violente le dimanche 14 juin dernier alors qu'elle effectuait la liaison entre Nancy République et Pont-Saint-Vincent. À Chavigny, elle a voulu intervenir lors d’une tentative de vol à l’encontre d’un couple de passagers. Malheureusement, sa bravoure a été récompensée par des coups de poing et de pied de la part des agresseurs, qui ont pris la fuite après l’incident. Les passagers, choqués, ont immédiatement appelé les secours, et la conductrice a été transportée aux urgences.
Benjamin Meyran, directeur de Keolis Territoires Nancéiens, a qualifié ces événements d'"inqualifiables" lors d'une interview sur ICI Lorraine. "Elle souffre d'une fracture de la pommette, d'une dent cassée, de nombreuses contusions", a-t-il déclaré, en exprimant son soutien à cette conductrice qui est en poste depuis 2006. Malgré un environnement souvent tendu, avec des incidents fréquents, il souligne que ce type d'agression reste exceptionnel, mais reste cependant "une fois de trop".
Pour accroître la sécurité, les bus sont équipés de caméras de vidéosurveillance. Meyran a mentionné qu'elles ont été essentielles pour fournir des preuves aux enquêteurs, permettant ainsi l’identification et l’interpellation des deux jeunes hommes, désormais en garde à vue à la gendarmerie de Neuves-Maisons.
Valentin Dethou, président du Syndicat des Mobilités du Bassin Nancéien et maire de Champigneulles, a exprimé son indignation face à des actes "choquants et inacceptables". Il a également appelé à des sanctions fermes et exprimé des vœux de rétablissement à la conductrice agressée. Ces incidents relatés soulignent une préoccupation croissante pour la sécurité des employés du transport public en France, où des agressions, bien que rares, continuent de susciter une vive inquiétude chez les conducteurs et les usagers.







