Depuis la semaine dernière, plusieurs cours d'eau en Alsace font face à une vigilance sécheresse, une première alerte qui suscite l'inquiétude parmi les pêcheurs. Alors que les températures approchent des 40 degrés, la situation hydrique se dégrade rapidement, notamment pour les rivières telles que la Bruche, la Mossig ou l'Ehn, situées dans le sud-ouest du Bas-Rhin et l’extrême nord-ouest du Haut-Rhin.
Bien qu'aucune restriction d'eau n'ait encore été imposée, la préfecture du Haut-Rhin a également noté qu'elle se préparait à de potentielles mesures si les conditions n'évoluent pas favorablement. Ce climat caniculaire va de pair avec un manque d'eau préoccupant, déjà visible dans les canaux qui alimentent ces cours d'eau.
dans les cours d'eau, l'inquiétude
Les pêcheurs d’Obernai, comme Joël Furst, président d’une association locale, expriment des craintes croissantes : "Nous avons environ un mois d’avance par rapport à l’an dernier. La situation devient critique", déplore-t-il, observant l'état alarmant de l'étang de pêche de Hartmatten. La baisse des niveaux d'eau entraîne un manque d'oxygène, crucial pour les populations de poissons tels que les carpes et les brochets.
"La reproduction des poissons diminue et une pollution moindre pourrait être fatale pour eux", ajoute-t-il. À la hauteur de cette situation, les étangs peuvent être gérés, mais c'est la situation des rivières, où la température de l'eau commence déjà à affecter la truite, qui est particulièrement inquiétante. "Pour la truite, l'eau ne doit pas dépasser 18-19 degrés, et nous frôlons déjà ce seuil", explique-t-il avec angoisse.
Par ailleurs, les prédateurs comme les hérons profitent de cette situation des cours d’eau affaiblis : "C'est du bonheur pour eux, les poissons sont à portée de bec", observe Furst. En plaine, la situation est encore plus alarmante, car la disponibilité en eau est encore plus faible, intensifiant les craintes de la préfecture pour les semaines à venir.
Avec un été qui s'annonce chaud et sec, les enjeux écologiques de cette crise hydrique sont préoccupants. La voix des pêcheurs doit être entendue pour protéger les ressources aquatiques de la région.
Sources : Radio France







