Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026, les jeunes agriculteurs de Normandie ont mis fin à leur action de blocage au port du Havre. Pendant plus de 60 heures, entre 150 et 200 agriculteurs avaient contrôlé les camions frigorifiques importateurs de produits alimentaires étrangers, s'opposant ainsi à l'accord de libre-échange du Mercosur.
Mobilisés à l’initiative des Jeunes agriculteurs de Seine-Maritime, ils n’ont pas hésité à répondre à un appel national. Loin d'être une simple manifestation, cette action visait à alerter l'opinion publique sur les conséquences désastreuses de cet accord pour l'agriculture française. Comme le rappelle Ouest France, plus d’une centaine de camions ont été contrôlés au cours de ces opérations de filtrage, illustrant ainsi la détermination des agriculteurs à défendre leur profession.
« Après cette mobilisation, nous avons démontré notre capacité à nous unir et à agir efficacement », ont affirmé les agriculteurs dans un communiqué. Ils prévoient de continuer à mener des actions locales pour maintenir la pression sur les instances décisionnelles et s'apprêtent à se rassembler à Strasbourg le 20 janvier devant le Parlement européen.
Les conséquences des difficultés rencontrées par les agriculteurs français sont préoccupantes. De nombreuses voix s'élèvent, comme celle de Claude Cochard, expert en agriculture, qui souligne l'importance de cette lutte collective pour préserver les intérêts de l'agriculture française face à des accords qui pourraient favoriser des importations à bas prix. Les jeunes agriculteurs, déterminés à faire entendre leur voix, comptent bien s'opposer aux menaces qui pèsent sur leur avenir.
En fin de mobilisation, les agriculteurs sont retournés à leurs exploitations, mais leur détermination est intacte. Loin de s’essouffler, leur combat perdurera tant qu’ils sentiront que leur profession est en danger. Ils rappellent à tous que la défense de l'agriculture française est une priorité face à des défis globaux toujours plus ardus.







