Remboursements ou demandes de paiement d’un impayé. L’administration fiscale avertit les contribuables d’une recrudescence d'escroqueries par e-mail et téléphone. Il est impératif de faire preuve de vigilance.
Fraudes : des arnaques de plus en plus crédibles
Chaque année, la saison des déclarations de revenus est exploitée par les fraudeurs pour intensifier leurs tentatives d’escroquerie. L’administration fiscale a déjà signalé de nombreux cas de faux e-mails et SMS. Ces arnaqueurs se présentent souvent comme représentant la direction générale des Finances publiques, annonçant des remboursements d’impôts d’un montant spécifique, tel que 218,80 € ou 498,87 €. À première vue, ces chiffres semblent justifiés, évoquant des calculs précis effectués par l’administration.
Ces messages incitent à cliquer sur des liens intégrés, redirigeant ainsi les victimes vers des sites web imitant ceux des impôts, leur demandant ensuite des informations bancaires. Il est essentiel de rappeler qu’aucune administration ne demande jamais ce type de données confidentielles par Internet.
Les différentes formes d'escroqueries
Des annonces trompeuses concernant la suppression progressive de la taxe d’habitation circulent également. Parallèlement, d'autres escroqueries se manifestent sous forme de demandes de paiement pour soi-disant impayés, avec des coordonnées bancaires d’escrocs vers lesquelles les victimes sont censées transférer des fonds. Une arnaque commune avertit également les victimes d'une mise à jour requérant une copie de leur pièce d’identité.
Ces e-mails frauduleux affichent souvent des adresses ressemblant à celles de l’administration fiscale, tels que Portail.dgfip.finances.fr ou @impots-gouv.fr, assortis de faux logos garantissant leur crédibilité. Ces courriels visent à soutirer des informations personnelles et bancaires en usurpant l'identité d'organismes officiels, un acte désigné sous le terme de "phishing" ou hameçonnage.
Actions à entreprendre face à des courriels suspects
- Ne répondez pas et ne cliquez jamais sur les liens contenus dans ces messages.
- Si vous avez des doutes, contactez votre centre des impôts et vérifiez votre espace personnel sur www.impots.gouv.fr.
- Signalez ces e-mails à Signal Spam ou, dans le cas d'un SMS, au 33700.
- Supprimez le message sans tarder.
Si vous avez déjà été piégé
- Contactez votre banque immédiatement si vous avez partagé des informations financières.
- Changez vos mots de passe sans attendre.
- Conservez les preuves de l’escroquerie.
- Signalez toutes transactions non autorisées à la plateforme Perceval du ministère de l’Intérieur.
- Déposez une plainte et demandez de l’aide à l'association France Victimes au numéro 116 006.
- Pour des conseils, contactez le numéro vert anticriminalité : 0 805 805 817.
Ces escroqueries ne se limitent pas à l’administration fiscale : les assurances, l’Assurance maladie ainsi que divers fournisseurs d’énergie peuvent également être concernés. Soyez alerte.







