Depuis janvier 2024, une habitante des Yvelines se retrouve plongée dans une situation désespérée : après avoir pris sa retraite, elle n’a toujours pas perçu le moindre centime de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Prenant sa défense, son mari lutte pour faire avancer un dossier enlisée dans les rouages administratifs.
Un parcours semé d'embûches
Ancienne technicienne chimiste, cette retraitée a débuté un processus de retraite progressive en novembre 2021, à l’âge de 60 ans. Toutefois, la fermeture de son centre de recherche en janvier 2023 a marqué le début d’un parcours chaotique. Au lieu de bénéficier d’une transition sereine vers la retraite, elle s’est retrouvée sans emploi avant d’atteindre l’âge légal de départ, qui a été récemment reculé avec la réforme des retraites.
Une bataille pour faire valider le dossier
Son mari a soumis le dossier de retraite en juin 2023, mais celui-ci a été rejeté sous prétexte d'une demande trop anticipée. Déterminé, il a renvoyé le dossier en août avec accusé de réception. Cependant, des échanges interminables ont suivi, avec des demandes répétées de documents déjà fournis. Le contact avec les conseillers de la Cnav se transforme souvent en un parcours du combattant, rendant la situation encore plus frustrante.
Des ressources de plus en plus précaires
Arrivée au mois de janvier 2024, bien que son âge lui assure une retraite, elle n’a toujours pas reçu de versement. Privée d’indemnités chômage, elle vit désormais avec environ 75 euros par mois, un montant issu d'une caisse de retraite complémentaire. Bien que le couple ait quelques économies, la situation reste précaire. En avril 2024, une notification a finalement signalé que le dossier était "en cours de validation", mais l’absence de pension persiste, incitant son mari à solliciter la Commission de recours amiable (CRA) de la Cnav, un processus dont la durée peut atteindre six mois supplémentaires.







