L'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF)
Les périodes consacrées à l'éducation des enfants peuvent être prises en compte pour la retraite grâce au dispositif d'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) géré par la Caisse d'allocations familiales (Caf). Concrètement, la Caf assimile ces périodes à des périodes d'activité et les valorise sur la base d'un revenu équivalent au smic afin de calculer la future pension.
L'accès à l'AVPF est soumis à des conditions liées à la situation familiale et aux ressources. Pour un parent isolé, il faut percevoir l'une des prestations familiales suivantes (soumises à conditions de ressources) : la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), le complément familial (versé aux foyers d'au moins trois enfants) ou l'allocation journalière de présence parentale (Ajpp). Il faut également avoir au moins un enfant de moins de trois ans ou deux enfants au minimum et respecter un plafond de revenus lié à l'allocation de rentrée scolaire.
Pour un parent vivant en couple, l'éligibilité dépend de situations définies (présence d'un enfant de moins de trois ans, perception de la Paje avec revenus modestes, famille de trois enfants avec complément familial, ou cas d'enfant adopté, etc.). De plus, l'AVPF s'adresse aux personnes qui ne sont pas suffisamment affiliées au régime de retraite et dont les ressources sont inférieures à un plafond dépendant de la composition du foyer.
Les périodes validées via l'AVPF sont considérées comme « assimilées » : elles ouvrent des droits et des trimestres sans versement direct de cotisations par le parent, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) prenant en charge des cotisations calculées sur la base du smic. Pour toute situation particulière et une estimation personnalisée, il est conseillé de contacter la Caf ou de consulter son compte retraite en ligne.
L'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) pour les revenus modestes
Lorsque le parent resté au foyer atteint l'âge légal de départ à la retraite, il peut, sous conditions de ressources, prétendre à l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), anciennement appelée « minimum vieillesse ». Cette prestation vise à garantir un revenu plancher aux personnes âgées à faibles ressources.
Le montant versé complète les autres pensions pour atteindre un niveau minimum de revenus : il se situe, selon les situations, autour de 910 euros par mois pour une personne seule et environ 1 410 euros pour un couple (ces montants sont indicatifs et soumis à révision). Les ressources du foyer sont examinées pour déterminer le droit à l'Aspa.
Majoration de trimestres liée aux enfants
La parentalité ouvre également droit à des majorations de durée d'assurance qui viennent améliorer le calcul de la retraite :
- majoration pour maternité : attribuée à la mère assurée socialement, elle permet l'ajout de trimestres supplémentaires (généralement quatre trimestres) après une naissance ;
- majoration d'adoption : fonctionne sur les mêmes principes et peut bénéficier aux parents adoptifs ;
- majoration d'éducation : délivre aussi des trimestres supplémentaires sous conditions (durée d'assurance du parent, autorité parentale, résidence de l'enfant), et s'adresse aux parents ayant élevé leurs enfants.
Ces majorations s'ajoutent aux périodes assimilées et contribuent à augmenter le nombre de trimestres validés, ce qui peut retarder l'âge de départ requis ou améliorer le montant final de la pension.
En résumé, être parent au foyer n'exclut pas la constitution de droits à la retraite : entre l'AVPF, les majorations liées aux enfants et, le cas échéant, l'Aspa pour compenser des revenus modestes, plusieurs dispositifs permettent d'atténuer l'impact des années d'inactivité professionnelle. Pour une simulation précise et des démarches adaptées, rapprochez-vous de la Caf, de la Cnav ou du service public dédié à la retraite.







