Des voitures banalisées, gérées par des sociétés privées, sont désormais équipées de radars embarqués et se multiplient sur les routes françaises. Près de 400 véhicules doivent être déployés d'ici la fin de l'année pour relever les excès de vitesse en circulation. Si leur objectif officiel est de dégager du temps pour les forces de l'ordre, cette évolution suscite aussi des questions sur la transparence et la visibilité de ces contrôles automatisés.
Comment fonctionnent ces radars embarqués ?
Ces dispositifs sont installés sur des véhicules dits « banalisés ». Le conducteur suit un itinéraire programmé via un GPS tandis que le système de contrôle, fixé à l'arrière, enregistre automatiquement les dépassements de vitesse lorsqu'il est en mouvement ou au moment où d'autres véhicules croisent ou doublent la voiture radar. Le matériel peut mesurer la vitesse dans les deux sens de circulation.
Le modèle le plus répandu dans ces véhicules est le Gatso Millia. Important : ces voitures ne peuvent pas effectuer de contrôles à l'arrêt comme le ferait un agent assermenté pour dresser une contravention sur place. Les procédures de verbalisation restent automatisées et suivent ensuite l'envoi d'avis de contravention.
Comment repérer une voiture radar privée ?
Ils sont conçus pour rester discrets, mais plusieurs indices permettent de les identifier si vous y prêtez attention :
- un petit carré noir visible sur la plage arrière (logement du radar) ;
- deux petites optiques ou caméras près de ce module ;
- la présence, la nuit, de faibles LED rouges sur le dispositif arrière.
Les modèles les plus fréquemment signalés sur les routes sont des véhicules courants, choisis pour leur discrétion :
- citroën berlingo, dacia sandero, ford focus, peugeot 208/308/508/partner, renault mégane, seat leon, skoda octavia, volkswagen golf et passat ;
- quatre nouveautés récemment recensées : volkswagen golf 7, passat 8, ford focus 4 SW et peugeot 308 SW phase II.
Pour les conducteurs vigilants, des sites communautaires et des bases publiques (ex. radar-prive.fr) publient, département par département, les immatriculations et modèles recensés. Exemple : dans le Lot, une berlingo immatriculée DF-133-YH y a été signalée.
Tolérances, zones d'action et conseils pratiques
Les radars embarqués appliquent une marge de tolérance propre : 10 km/h pour les vitesses mesurées inférieures à 100 km/h, puis 10 % au-delà. Concrètement, sur une autoroute limitée à 130 km/h, la tolérance est de 13 km/h. Attention cependant : tous les radars n'ont pas la même marge, ni le même positionnement ; un autre radar avec une tolérance moindre peut se trouver à proximité.
Ces véhicules circulent sur tous types de routes — nationales, départementales et autoroutes —, de jour comme de nuit, y compris les week-ends et jours fériés. Pour éviter toute mauvaise surprise, la solution la plus sûre reste de respecter les limitations de vitesse. Adopter une conduite conforme limite les risques d'amende et participe aussi à la sécurité routière pour tous.







