Bienvenue chez la cuisinière la plus décalée de la planète food
Pour Noël, cette créatrice culinaire célèbre signe trois nouveaux ouvrages et nous invite dans son univers gastronomique où l'art et la cuisine se rencontrent savamment.
Une cuisinière audacieuse
Frédérick e. Grasser Hermé, surnommée Fegh, fait preuve d'un sens de l'innovation tout sauf scolaire. Entre tricot de betteraves, œufs en cubes, et poisson cuit au lave-vaisselle, elle brouille les frontières des traditions culinaires. Ses recettes, telles que le poulet au Coca-Cola et les plats monochromes, soulèvent à la fois admiration et perplexité. Son parcours littéraire est tout aussi impressionnant, allant de son tout premier livre, La Cuisinière du cuisinier, jusqu'à son dernier chef-d'œuvre qui explore 150 outils de cuisine avec des recettes ludiques. Son identité, Frédérick avec un "k" pour un brin de masculinité, et son ex-mari Hermé, ont façonné un personnage aussi singulier que son art.
Une maison qui reflète son univers
La maison de Grasser Hermé est une explosion de couleurs. Avec ses nuances vives d'anis et de turquoise, elle reflète son esprit créatif. Le décor, pensé en collaboration avec le designer Matali Crasset, allie harmonieusement des éléments modernes à des pièces vintage. C’est un véritable nuancier où chaque coin rappelle son expertise en design, où se mêlent Ikea et designers de renom comme Nelson ou Bugatti.
Performance et art culinaire
Ces dernières années, elle s'est aussi lancée dans des performances culinaires pour la RMN, mêlant art et gastronomie de manière surprenante. De la compression de carottes façon César à des interprétations d'autres artistes, Grasser Hermé répond sans hésitation à la question : "L'art se mange-t-il ?" avec un franc "oui".
Votre repas de Noël idéal ?
Avec Daniel Craig, un magnum de Bollinger, accompagné d'une pizza au caviar Ossetra. Simple et élégant, plus ce serait vulgaire...
Le réveillon le plus audacieux ?
En 1989, sur un vol Paris-Nairobi, j'ai servi un pique-nique somptueux pour huit personnes à bord d'un 747, vaisselle en porcelaine et champagne compris. Des mets raffinés comme le foie gras mi-cuit et le king crab de Russie, le tout dans un cadre mémorable. Ce type de folie est désormais impossible à cause des mesures de sécurité, mais cela reste un excellent souvenir.
Et cette année, le menu de fête ?
Un incontournable : entrecôte de bœuf de Kobé, sauce soja au yuzu, wasabi frais et des frites, une combinaison parfaite.







