Chaque année, lors des célébrations de Pâques, l'échange d’œufs, de cloches et de lapins en chocolat s’impose comme une belle tradition. Cette coutume, qui remonte à des pratiques anciennes, soulève de nombreuses questions sur son origine.
Pourquoi ces gourmandises sont-elles si emblématiques de cette fête religieuse ? Au premier abord, le lien entre Pâques et les sucreries est loin d’être évident, pourtant, il symbolise la renaissance et l'espoir.
L’œuf de poule : un symbole ancestral
Selon l’Église catholique, la pratique d’offrir des œufs décorés, que ce soit à travers des teintes vives ou des motifs travaillés, précède même l’ère chrétienne. « Le printemps, période de floraison et d’éclosion, fait de l’œuf un symbole puissant de vie et de renouveau », expliquent les experts sur le site de l’Église.
Ce sont les chrétiens qui ont popularisé l'échange d'œufs durant la période de Pâques. En effet, pendant le Carême, il était interdit de consommer des œufs. Ces derniers, ayant une durée de conservation limitée, étaient donc décorés et offerts en cadeau pendant cette période.
Cette tradition s'est d'abord ancrée dans les cours royales avant de s'étendre aux bourgeois, comme l’explique l’Institut Catholique de Paris.
De la tradition à la commercialisation
À partir du XIXe siècle, la fête religieuse a pris un tournant commercial, transformant les simples œufs en chocolat en un incontournable de Pâques.
Quant aux cloches, leur représentation provient d’une ancienne tradition où il était interdit de les sonner entre le jeudi saint et le jour de Pâques. D’après l’Institut catholique, les cloches partaient alors pour Rome le jeudi, revenant le dimanche pour célébrer la résurrection.
Enfin, le lapin est devenu, lui, le symbole par excellence de la fertilité et du renouveau, émergeant de son terrier au sortir de l’hiver pour apporter des œufs en chocolat, notamment en Alsace et en Allemagne où il tient le rôle de distributeur au moment des fêtes.







