La compagnie Emirates Global Aluminium, touchée par une offensive iranienne de drones et de missiles la semaine dernière, a récemment annoncé qu'un "rétablissement complet" de sa production pourrait prendre "jusqu'à 12 mois". Ce revers est d'autant plus significatif que le site d'Al Taweelah est l'un des plus grands au monde pour la production d'aluminium.
Les dommages infligés lors de l'attaque ont été considérables, entraînant l'arrêt brusque des activités de l'usine en raison de la coupure de l'électricité. Les cuves d'électrolyse ont souffert de dommages majeurs, entraînant la solidification du métal dans les circuits, une problématique évoquée par Bloomberg.
Les répercussions sont immédiates sur le marché mondial, avec une augmentation des prix de l'aluminium jusqu'à 2 % sur le London Metal Exchange, tandis que des entreprises concurrentes comme Alcoa et Century Aluminum ont vu leurs actions grimper.
Aluminium Bahrain également touchée
Par ailleurs, une autre firme, Aluminium Bahrain, a subi des attaques similaires. Les perturbations cumulées pourraient réduire la capacité annuelle de production de la région de 3 millions de tonnes, soit près de la moitié de la production du Moyen-Orient, qui représente environ 9 % de l'offre mondiale. La chaîne d'approvisionnement en aluminium, déjà affaiblie par les tensions au détroit d'Ormuz, risque de subir des déficits prolongés, affectant diverses industries en Europe, en Asie et aux États-Unis.
Selon des experts, la situation requiert une attention internationale pour éviter de graves conséquences économiques. Un analyste du secteur, contacté par Reuters, souligne que l'impact sur le marché pourrait se traduire par une hausse des prix à long terme, affectant ainsi les consommateurs finaux. Des consultants en gestion de crise recommandent également à l'industrie de diversifier ses sources d'approvisionnement afin de mitiger les effets de ce type de turbulences.







