Arrêté en décembre dernier dans le Morbihan, Vladimir Antonov se retrouve actuellement incarcéré à Rennes, face à des accusations graves de détournement de fonds en Lituanie. Un mandat d'arrêt européen exige son extradition, comme l’a confirmé son avocat, Henry Ermeneux, dans un entretien avec l’AFP.
« La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a ordonné la remise aux autorités lituaniennes », a précisé l’avocat, tout en ajoutant que cette décision n’a pas tenu compte des risques potentiels pour la vie de M. Antonov en Europe de l'Est. Ce dernier a exprimé ses inquiétudes, soulignant : « Là-bas, je ne serai pas en sécurité » lors d'une audience récente.
Vladimir Antonov n'est pas étranger aux affaires judiciaires. En 2011, il avait été arrêté à Londres sous un mandat d'arrêt similaire émis par les autorités lituaniennes, mais avait été libéré sous caution. Selon les informations rapportées par des médias tels que Le Monde, Antonov est suspecté d'avoir siphonné des fonds de la banque lituanienne Snoras, qui a été nationalisée après sa faillite en 2011.
Le second mandat d'arrêt, émis en décembre 2025, a élargi les accusations pour inclure des infractions de corruption, de blanchiment d'argent et de banqueroute, représentant un préjudice total d’au moins 478 millions d'euros. La justice lituanienne a récemment condamné Antonov à une peine de 10 ans et six mois de prison, bien que celle-ci ne soit pas définitive.
Concernant les conditions de détention en Lituanie, un rapport de la justice française a indiqué que la prison de Vilnius répondait aux standards européens, renforçant ainsi la décision d'extradition. Ancien propriétaire de la banque Snoras et d'autres établissements financiers, Antonov fut également impliqué dans des tentatives d'acquisition de sociétés comme Saab, et sa fortune était estimée à 380 millions de dollars en 2011. Les implications de cette extradition soulèvent des questions sur la sécurité des individus face à des accusations aussi graves.







