Ressortie libre de sa garde à vue, Rima Hassan sera jugée le 7 juillet pour « apologie du terrorisme ».
Après avoir été placée en garde à vue le 2 avril 2026, Rima Hassan, eurodéputée LFI franco-palestinienne, sera jugée pour des accusations d'apologie du terrorisme en lien avec un post qui a retenu l'attention du parquet de Paris. Considérée comme une figure emblématique des luttes pour la cause palestinienne, sa publication du 26 mars 2026 sur X, citant Kōzō Okamoto, a mis l'élu au cœur d'une controverse.
En effet, le tweet indiquait : « Kozo Okamoto : J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir », et était accompagné de drapeaux du Japon et de la Palestine. Ce message a rapidement attiré l'attention du ministre de l'Intérieur, ainsi que d'organisations comme l’Organisation juive européenne (OJE).
Des accusations graves et controversées
Lors de sa sortie de garde à vue, Hassan a affirmé que les accusations étaient infondées, soulignant que seule une petite quantité de CBD, substance légale, avait été détectée dans son sac, ainsi qu'un mélange de drogue de synthèse. « Je suis victime de fuites illégales qui déforment la réalité », a-t-elle répondu. Pour des clarifications, la justice a précisé que les éléments liés à la drogue feraient l'objet d'une procédure distincte.
Une tempête médiatique
Le traitement de cette affaire par les forces de l'ordre a provoqué une indignation au sein de son parti. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce qu'il qualifie de « police politique », tandis que ses collègues évoquent un « harcèlement judiciaire ». En parallèle, plusieurs autres procédures judiciaires sont en cours à son encontre, suscitant des inquiétudes parmi ses supporters, bien que treize affaires précédentes aient été classées sans suite pour manque de soupçons crédibles.
Derrière le personnage public
Rima Hassan, devenue une voix centralisée de la défense de la cause palestinienne, s’est aussi illustrée lors des élections européennes de 2024, où sa nomination au Parlement européen était liée à des préoccupations profondes sur la situation en Palestine. Ses interventions, y compris plusieurs voyages en mer vers Gaza pour dénoncer les blocus, ont renforcé son image de militante engagée mais divisée.
Alors que les débats se poursuivent autour de sa personnalité et de ses idées, Hassan risque de voir son parcours politique sérieusement remis en question par les poursuites à venir. Le jugement prévu pour juillet sera déterminant non seulement pour elle, mais aussi pour la perception publique et politique de la France Insoumise dans les mois qui viennent.







