Les Maldives ont récemment annoncé avoir rempli leurs obligations de remboursement concernant un emprunt de 500 millions de dollars sous forme de "sukuk", un instrument de dette islamique. Cette initiative a permis de dissiper les inquiétudes concernant un potentiel défaut de paiement de l’archipel situé dans l’océan Indien.
Selon le ministère des Finances, un versement final de 24,68 millions de dollars a été effectué pour solder ce prêt souscrit en 2021. Bien que le secteur touristique commence à se relever après les perturbations causées par la pandémie de Covid-19, la situation financière des Maldives reste préoccupante, marquée par une pénurie aiguë de devises étrangères.
Pour l’année 2024, l’archipel, qui compte environ 380 000 habitants célèbres pour ses plages idylliques, avait rejeté un plan de sauvetage proposé par le Fonds Monétaire International (FMI). Par ailleurs, il a mis en œuvre des mesures d'austérité. En début d’année 2025, le FMI a exprimé des préoccupations concernant la viabilité financière des Maldives, appelant à des actions supplémentaires pour assainir leur budget.
Les enjeux du "sukuk"
La réussite du remboursement du "sukuk" a été réalisée grâce à une gestion financière conservatrice, a affirmé le ministère. Cependant, il a également mis en garde quant aux impacts potentiels de la conflit au Moyen-Orient sur la croissance prévue de 5,3 % pour cette année.
Le président Mohamed Muizzu a déclaré que les difficultés financières traversées par les Maldives étaient temporaires, tout en soulignant l'importance des soutiens financiers apportés par des nations comme la Chine et l'Inde.
Experts et analyses : Une situation délicate
Des économistes tels que ceux de l'institut de recherche économique local notent que même avec le remboursement du "sukuk", les Maldives devront naviguer prudemment dans un climat économique mondial incertain, aussi bien pour leurs services publics que pour maintenir leur croissance économique.







