Le 6 janvier dernier, à la clinique Paris-Bercy de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), Maxime, 35 ans, a subi une opération des sinus qui a tourné au drame. Ce père de famille a perdu son œil gauche à cause d'une erreur médicale inédite.
Maxime s'était rendu à la clinique pour un simple nettoyage des sinus, mais ce qu'il ne savait pas, c'est que son globe oculaire serait « aspiré » par la chirurgienne. « Elle pensait retirer un polype, mais c'était en fait mon œil. Elle l'a vidé comme un raisin », a-t-il témoigné au Dauphiné Libéré.
Une opération qui tourne mal
Prévue pour durer environ une heure sous anesthésie générale, l'intervention a finalement pris cinq heures. Selon le rapport de la médecin, une hémorragie abondante a troublé la visibilité, l’empêchant de se rendre compte de son erreur. Elle a simplement noté la « présence de polypes » et n’a pas reconnu avoir aspiré le globe oculaire de son patient.
À son réveil, Maxime ne s’est pas immédiatement rendu compte de la gravité de la situation. Ayant encore un pansement sur l’œil, il croyait toujours posséder son œil et rapportait avoir vu de la lumière, sans comprendre qu’il s’agissait d’une illusion.
Faire face à une nouvelle réalité
Dirigé vers l’hôpital Fondation Rothschild à Paris, Maxime a dû faire face à l'absence de son œil. Les médecins y ont procédé à une greffe de peau pour combler l'espace vide et ont également nettoyé ses sinus, en retirant une dent qui générait des sinusites récurrentes.
Malgré cette épreuve, Maxime a réussi à s’adapter à sa nouvelle réalité, apprenant à vivre avec un seul œil. Il a déclaré : « Au début, j'avais du mal à viser un verre d'eau ou à appuyer sur le bon bouton de l'ascenseur, mais j’ai pu reprendre la conduite et la moto. » Étonnamment, il ne garde pas de rancune envers la chirurgienne, même si sa déception reste palpable : « Je sais qu’elle n’a pas fait exprès », confie-t-il.
Vers une indemnisation
Actuellement en quête d'indemnisation, Maxime doit passer par une expertise médicale contradictoire. En cas de désaccord, il se réserve le droit de porter l'affaire devant le tribunal judiciaire et envisage même de saisir l’ordre des médecins ou de déposer une plainte pénale.
De son côté, la clinique Paris-Bercy a exprimé sa « plus grande compassion » pour le patient, affirmant que cet incident avait été signalé à l’Agence régionale de santé (ARS). Ils ont également précisé que c'est la première fois qu'un tel événement survient dans leur établissement et que la chirurgienne impliquée n'est plus affiliée à la clinique.







