Dans un contexte déjà tendu, les États-Unis et la Chine ont mis leurs divergences de côté pour discuter des dangers associés à l'évolution rapide de l'IA. Scott Bessent, ministre américain des Finances, a affirmé sur CNBC que ces discussions visent à établir un cadre réglementaire pour l'IA, de manière à minimiser les risques qu'elle induit.
"Nous allons discuter de garde-fous sur l'IA avec les Chinois", a-t-il déclaré. Bien qu'il reconnaisse que la Chine possède une industrie IA avancée, il a noté qu'elle pourrait encore rattraper son retard vis-à-vis des États-Unis.
Ne pas étouffer l'innovation
Accompagnant le président Trump à Pékin, le secrétaire au Trésor a souligné que la priorité serait de développer un "protocole" encadrant l'IA, visant à empêcher que des acteurs non étatiques ne puissent y accéder facilement. Toutefois, Bessent a insisté sur l'importance de ne pas entraver l'innovation technologique, tout en se réjouissant des avancées réalisées par les entreprises.
Le FMI a récemment appelé à une coopération mondiale, compte tenu des menaces émergentes liées à l'IA. Les inquiétudes autour de l'IA se sont accrues suite à l'émergence du modèle de la start-up Anthropic, Mythos, qui a mis en évidence des vulnérabilités critiques dans des systèmes informatiques.
Ces vulnérabilités, qualifiées de "zero-day", désignent des failles qui ne sont pas encore connues des développeurs. Si elles ne sont pas corrigées, elles ouvrent la voie aux cybercriminels pour exploiter les systèmes concernés. La dynamique entre États-Unis et Chine pourrait ainsi établir un précédent pour une collaboration internationale à une époque où la technologie évolue à un rythme effréné.







