Ces trois collégiens, interpellés dans la foulée d'une enquête, ont été sévèrement mis en cause pour avoir enlevé et violenté un garçon de 15 ans à Mulhouse. Le procureur Nicolas Heitz a déclaré qu'une enquête avait été engagée pour établir les responsabilités de chacun dans cet acte criminel qui fait froid dans le dos.
Le fait s'est produit le 11 mai, pendant la pause de midi, lorsque la victime raconte avoir été contrainte de monter sur un scooter. Elle a été conduite dans un sous-sol où une violente agression l'a attendue, orchestrée par quatre jeunes gens. Au cours de l'attaque, la victime a été menacée avec un taser et a vu son téléphone dérobé, tandis qu'un scooter lui roulait sur le pied, exacerbant la douleur de cette situation lugubre.
Un regard de travers devenu tragique
Selon les premiers éléments de l'enquête, une vidéo enregistrée par un des agresseurs a permis de confirmer l'intensité de la violence de cet incident, comme l’a annoncé le procureur au sujet des images de la vidéosurveillance d’un bailleur social, qui ont permis d'identifier les agresseurs.
Trois des quatre suspects ont été appréhendés, tandis que le dernier reste en fuite. En garde à vue, l'un des jeunes a rejeté toute accusation, tandis que les deux autres ont justifié leur comportement en invoquant un "mauvais regard" de la victime envers la petite amie de l'un d'eux, accompagné d'insultes dirigées vers sa mère, ce que la victime a vigoureusement démenti. Les suspects ont également refusé de révéler les codes de déverrouillage de leurs téléphones, compliquant ainsi l’enquête.
Deux des suspects, âgés de 16 ans, ont été placés en détention provisoire, tandis que le plus jeune, 14 ans, a été transféré dans un centre éducatif fermé loin du Haut-Rhin. Cette affaire met en lumière les préoccupations croissantes concernant la violence chez les jeunes, une problématique qui appelle à une réflexion approfondie sur l'éducation et la responsabilité sociale.







