La situation devient critique pour Parisot Industrie, après le placement en redressement judiciaire de CBA Meubles (ex-Demeyere), qui emploie 363 salariés dans le Nord. Parisot Industrie, qui a vu ses difficultés s'aggraver, compte environ 416 employés répartis entre les Vosges et la Haute-Saône.
Ce leader du meuble en kit, fondé en 1936, a décidé de recourir à cette procédure, comme l'indique l'avocat des salariés, Ralph Blindauer, confirmant ainsi des sources de l'AFP.
"Ce redressement judiciaire doit permettre l'élaboration d'un plan visant à retrouver l'équilibre et à payer une partie des dettes, mais la situation est très difficile", a-t-il ajouté.
Selon l'intersyndicale CGT-FO, 134 des employés travaillent à Mattaincourt dans les Vosges et 282 à Saint-Loup-sur-Semouse en Haute-Saône. Blindauer a également souligné le manque de trésorerie de l'entreprise, précisant que les salariés en subissent directement les conséquences.
"La consommation est en berne"
Erwan, délégué CGT chez Parisot, a déclaré que les perspectives pour les employés s'annoncent compliquées. La marque fournit environ 1 500 points de vente, incluant des enseignes reconnues telles que But, Conforama et Leroy Merlin, selon Les Echos. L'entreprise a enregistré une perte de 6,5 millions d'euros en 2025, avec une chute de 30 % de son chiffre d'affaires au cours des deux dernières années.
"La conjoncture économique n'est pas favorable, l'inflation est galopante, la consommation est en berne", a précisé Erwan, tout en pointant les choix stratégiques controversés de la direction.
La situation difficile de Parisot Industrie survient peu après le redressement judiciaire de CBA Meubles, une entreprise employant 363 salariés et appartenant également au groupe P3G, qui possède Parisot Industrie. Ce dernier est responsable de 3 500 emplois dans onze usines à travers l'Europe et l'Asie, avec un chiffre d'affaires de 360 millions d'euros, selon Les Echos.
Certains acteurs du marché suggèrent que ce redressement pourrait plutôt servir à créer des synergies entre les deux sociétés, plutôt que d'être un simple plan de cession. Fondée par Jacques Parisot, le grand-père de l'ancienne présidente du Medef Laurence Parisot, l’entreprise produit annuellement deux millions de meubles, comme l'indique leur site internet. Une audience est prévue le 5 août devant le tribunal de commerce de Lille Métropole, coïncidant avec celle de CBA Meubles.







