En 2025, environ trois millions de logements en France étaient considérés comme vacants, représentant 7,7% du parc immobilier national. D'après l'Insee, ce chiffre est alarmant, car il reflète des problématiques variées telles que des successions difficiles ou des indivisions mal gérées. En 2017, une étude du SDES avait déjà mis en lumière près de 200 000 logements vacants à cause des successions bloquées et des problèmes d'indivision.
Face à cette situation, la loi du 7 avril 2026 entend simplifier la gestion des successions et des indivisions pour réduire le nombre de logements inoccupés. Selon l'Observatoire des territoires, les disparités territoriales sont frappantes : certains départements, particulièrement ceux du centre de la France comme la Creuse et la Nièvre, affichent des taux de vacance élevés dus à un déclin démographique combiné à des marchés immobiliers stagnants.
Les départements les plus concernés par la vacance immobilière en 2022
Les statistiques montrent que certaines régions sont plus touchées que d'autres. Par exemple, la Creuse affiche un taux de vacance de 15,5%, suivie de l'Allier avec 14,5% et de la Nièvre à 13,7%. Ces zones souffrent souvent d'un marché immobilier atone, couplé à des héritages complexes. La Direction nationale d'interventions domaniales (DNID) souligne que la vacance immobilière a des impacts multiples et souvent interconnectés selon les territoires.
- Creuse - 15,5%
- Allier - 14,5%
- Nièvre - 13,7%
- Indre - 13,2%
- Cher - 12,6%
- Haute-Loire - 12,1%
- Yonne - 11,7%
- Haute-Marne - 11,7%
- Meuse - 11,7%
La Corse et certains territoires ultramarins affichent des défis uniques, avec jusqu'à 40% du foncier privé affecté par des indivisions datant parfois depuis des siècles, limitant ainsi les possibilités d'aménagement et d'investissement.
Des maisons irrécupérables dans la "diagonale du vide"
Dans les zones rurales, notamment à travers la "diagonale du vide", la surabondance de logements vétustes hérités en indivision alourdit les statistiques de vacance. Une part importante de ces biens, souvent considérés comme "irrécupérables", connaît un abandon progressif.
Les enjeux des villes moyennes
Les villes de taille moyenne souffrent également d'une vacance immobilière élevée, souvent exacerbée par la dégradation des bâtiments et un manque d'attractivité. Dans des agglomérations de taille moyenne, jusqu'à un tiers des logements peuvent être concernés par des successions non résolues, ce qui complique encore la situation.
Une situation plus favorable dans les métropoles
En revanche, dans les grandes métropoles, la vacance immobilière est souvent beaucoup moins marquée, la plupart des biens étant rapidement voués à la vente. Les problèmes qui subsistent sont essentiellement juridiques : héritiers introuvables ou désaccords sur les décisions de vente. Il est à espérer que les réformes à venir apporteront une solution efficace à cette situation complexe.







