Ce mardi 16 juin marque le coup d'envoi d'une réunion clé chez l'imprimeur Aubin, situé à Ligugé. L'entreprise, en redressement judiciaire depuis début 2026, doit collaborer avec les représentants des salariés afin de définir les termes d'un plan social, ainsi que le nombre de licenciements nécessaires dans un délai de deux semaines.
Une imprimerie au service d'un patrimoine culturel
Aubin n'est pas une imprimerie comme les autres : elle a contribué à l'édition d'œuvres emblématiques telles qu'Astérix, Le Petit Nicolas et le Guide du Routard. En dépit de cette riche histoire, l'entreprise fait face à une concurrence accrue et à des tirages en constante baisse, comme l’a souligné le directeur lors de la réunion préliminaire. En effet, après plusieurs mois de redressement, un plan social s'impose, ce qui alerte les employés sur des décisions difficiles à venir.
« C'est vrai que la direction a montré une certaine écoute jusqu'à présent, mais le calendrier est terriblement court, avec une échéance fixée au 1er juillet », déclare Aurélien Bigot, le secrétaire du Comité Social et Économique (CSE). « Nous manquons de temps pour faire le tour de la situation et explorer d'éventuelles alternatives à ce plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). » Ce calendrier accéléré a été imposé par le tribunal de commerce pour prolonger la période d'observation de l’entreprise jusqu'à début 2027, lui évitant ainsi la liquidation. La décision finale concernant le plan social devrait être prononcée fin juillet, en fonction des discussions qui se tiennent en ce moment.
Une vingtaine de postes menacés
À l'heure actuelle, « la direction envisage de supprimer 20 postes sur 91, mais nous n'avons pas encore de précision sur quels postes seront concernés », précise Bigot. Les employés font face à une anxiété grandissante, dans l'attente de connaissances précises sur leur avenir professionnel. « Certains d'entre eux redoutent même d'apprendre leur sort à leur retour de congés », ajoute-t-il.
Trois réunions de négociation sont d'ores et déjà programmées dans les quinze jours à venir. « Nous nous efforcerons d'agir de la manière la plus juste possible, tant pour les critères d'ordre de départ que pour les catégories touchées », assure Bigot, qui insiste sur l'importance d'avoir une approche respectueuse vis-à-vis des salariés. « Nous espérons que les décisions à venir minimiseront les impacts sociaux. »







