Le président américain Donald Trump a récemment affirmé que les États-Unis assumeront temporairement le contrôle du Venezuela, suite à l'arrestation de Nicolas Maduro à Caracas. Lors d'une conférence de presse tenue en Floride, Trump a déclaré : "Nous dirigerons le pays jusqu'à ce qu'une transition politique sûre soit mise en place".
Malgré ces propos audacieux, Trump n’a pas fourni de détails sur la manière dont cette direction serait mise en œuvre. Aucun signe visible d'une présence militaire américaine n'a été relevé dans les rues de Caracas, selon des reporters de l'AFP.
Le président a ensuite évoqué la possibilité d'une "deuxième attaque plus importante", affirmant sans détour : "Nous n'hésiterons pas à envoyer des troupes au besoin". Cette déclaration coïncide avec l'annonce de l'arrestation de Maduro et de son épouse Cilia Flores, qui sont, selon Trump, entre les mains de la justice américaine.
Le général Dan Caine, chef d'état-major, a ajouté des détails sur l'opération militaire intitulée "Résolution absolue", spécifiant qu'elle avait mobilisé plus de 150 avions et été élaborée au cours des derniers mois. Bien que les forces américaines n’aient pas subi de pertes pendant cette opération, le bilan humain du côté vénézuélien reste encore flou.
En réaction à ces événements, Delcy Rodriguez, la vice-présidente vénézuélienne, a affirmé que Maduro demeurait "l'unique président" et a exigé sa libération immédiate. "Nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles pour le développement national", a-t-elle déclaré lors d'une allocution télévisée, tout en battant en retraite de face aux événements qui se déroulaient.
La vice-présidente a également rapporté des discussions antérieures avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio concernant la coopération potentielle avec les États-Unis après le départ de Maduro.
Sur la scène internationale, la France a plaidé en faveur d'une transition rapide par Edmundo Gonzalez Urrutia, un opposant en exil, tandis que d'autres pays tels que le Mexique et le Brésil ont fermement condamné cette ingérence américaine. Une déclaration connexe du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a suscité des inquiétudes concernant le respect du droit international dans cette affaire. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a encouragé les pays d'Amérique latine à rester unis face à cette intervention.
Dans les rues de Caracas, la situation est devenu tendue, avec une atmosphère de calme inquiétant et de nombreux magasins fermés. Le mécontentement face à l'ingérence étrangère est palpable, comme l'a souligné une citoyenne, Katia Briceño : "C'est la force du puissant, c'est la force du caïd de quartier". Alors que le tourbillon géopolitique se dessine, les conséquences de ces événements resteront à surveiller de près.







