Un employé de Lidl licencié pour une bouteille d'eau de 20 centimes : l'affaire qui choque

Un licenciement pour une bouteille d'eau a suscité indignation et débats au Royaume-Uni.
Un employé de Lidl licencié pour une bouteille d'eau de 20 centimes : l'affaire qui choque
La responsable de secteur et chargée de la discipline du magasin s'est interrogée sur les raisons pour lesquelles l'employé n’avait pas opté pour l’eau du robinet. LP/ Elsa Fournier

Les événements se sont déroulés durant l'été 2025. Julian Oxborough, employé fidèle de Lidl à Wincanton, au Royaume-Uni, a été renvoyé pour avoir bu une bouteille d'eau négligemment oubliée à la caisse, coûtant seulement 20 centimes. C'est un oubli qui lui a coûté son emploi après dix ans de service, alors que son recours en licenciement abusif a été rejeté par la justice.

Le 19 juillet 2024, alors qu'il était en plein service, Julian a pris une bouteille d'eau laissée à la caisse par un client, peu après que celui-ci ait échangé une bouteille sans code-barres pour une autre. Souffrant de déshydratation, il a expliqué qu'il avait décidé de boire de l'eau pour éviter d'être mal en point. Selon The Independent, il a jugé que la réaction de son employeur était « totalement disproportionnée ».

Lorsqu’un responsable a remarqué la bouteille près des caisses le lendemain, il a suspecté une infraction au règlement, poussant Lidl à mener une enquête interne. Les images de vidéosurveillance ont révélé Julian en train de boire, ce qui a entraîné sa convocation et sa suspension immédiate.

Une « réaction totalement disproportionnée »

En cours d'enquête, Julian a affirmé que la chaleur et la fatigue l'avaient poussé à agir ainsi. Il a reconnu qu'il avait oublié de payer l'eau, affirmant qu'il était pressé à la fin de son service. Malgré cela, il a qualifié son licenciement de « réaction totalement disproportionnée ». Julie Oxborough a également mentionné que sa bouteille de boisson personnelle était trop riche en sirop pour être consommée pendant son service.

« Une politique de tolérance zéro »

Karina Moon, responsable des ressources humaines chez Lidl, a déclaré lors de l'audience que le salarié avait fourni des explications contradictoires sur son intention de paiement. Elle a également questionné le fait qu'il n'ait pas simplement choisi de boire de l'eau du robinet.

Malgré ses arguments, le tribunal du travail de Southampton a validé le licenciement, confirmant que Lidl n'avait pas agi injustement. L'entreprise a souligné la nécessité d'appliquer une « politique de tolérance zéro » en matière de consommation de produits non payés. « Nous ne prenons jamais à la légère de telles décisions, et notre approche est en accord avec notre politique interne », a commenté Lidl.

Lire aussi

La smart TV Samsung à prix cassé : ne manquez pas l'offre Cdiscount
Découvrez l'offre spéciale sur cette smart TV Samsung chez Cdiscount. Un prix exceptionnel et une qualité d'image inégalée vous attendent !
3 avril
Aluminium: des millions de tonnes en jeu après l'attaque iranienne sur Emirates Global Aluminium
Emirates Global Aluminium pourrait être paralysée un an après une attaque iranienne, impactant gravement le marché mondial.
3 avril
Des préservatifs rappelés par Amazon en raison d'un risque sanitaire
Alerte en France : des préservatifs Okamoto rappelés sur Amazon à cause d'un risque microbiologique. En savoir plus.
3 avril
Les incontournables de Good Morning Business : retour sur le 3 avril
Revivez les moments clés de l'émission Good Morning Business du 3 avril avec des experts de l'économie. Écoutez le podcast et restez informé.
3 avril
Une nouvelle application de Samsung pour apaiser le mal des transports
Samsung a dévoilé Hearapy, une application conçue pour réduire les symptômes du mal des transports, mais elle est pour l'instant réservée aux utilisateurs d'Android.
3 avril
Les Maldives prennent un risque calculé pour éviter le défaut de paiement
Découvrez comment les Maldives gèrent leur dette en remboursant un prêt de 500 millions de dollars. Une crise économique frappe l'archipel malgré la reprise du tourisme.
3 avril