Des tirs de mortiers d'artifice ont eu lieu aux abords de l'aéroport d'Orly, le dimanche 5 avril, laissant échapper un important nuage de fumée proche de la piste d'atterrissage. Un avion d'Easyjet, à quelques mètres de la terre, a ainsi été contraint de remettre les gaz en urgence. Il semblerait que ces tirs aient été effectués lors d'un cortège de mariage.
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Dimanche 5 avril, vers 17h40, un vol Easyjet en provenance de Venise s'apprête à poser ses roues au sol lorsque, subitement, un panache de fumée apparaît sur son chemin : des feux d'artifice. L'appareil se trouve à 150 mètres de l'atterrissage, une situation délicate pour le commandant de bord, qui doit agir vite. "Tout est prêt pour l'atterrissage, et il se dit que ce n'est peut-être pas le moment, donc il remet les gaz. C'est une consigne de sécurité des compagnies aériennes," indique Gérard Feldzer, ancien pilote et président d’Aviation sans frontières.
Après avoir effectué une large boucle dans le ciel, le pilote parvient finalement à se poser sur une autre piste d'Orly, accusant un léger retard. Selon la direction de la compagnie, "la sécurité des passagers n’a jamais été compromise". Cependant, le trafic aérien a dû être réajusté, et la piste 3 a été fermée durant près d'une heure.
Une enquête ouverte pour entrave à la navigation des aéronefs
Qui se cache derrière ces tirs de mortiers ? D'après Frédéric Le Coent, délégué du syndicat de police Alliance Val-de-Marne, "un témoin a observé un cortège de mariage, composé d'environ quinze véhicules et de quads. Les participants ont utilisé des mortiers d'artifice," révèle-t-il. Bien que l'avion n'ait pas été la cible intentionnelle, les habitants des environs sont inquiets face à ces pratiques. "C'est irresponsable, on sait que les avions sont proches des habitations à l'atterrissage. Les tirs de mortiers, c'est récurrent," dénonce une riveraine. Un homme ajoute, "C'est illégal et dangereux, il faudrait des sanctions si on retrouve les responsables."
Une enquête a été ouverte pour entrave à la navigation des aéronefs. Au cours de l’après-midi qui a suivi l'incident, aucune arrestation n’avait encore été signalée.







