Le tribunal correctionnel de Meaux a rendu son jugement ce mercredi 22 avril, après que plusieurs gendarmes aient témoigné d'une série d'insultes racistes particulièrement choquantes. Un commandant de la gendarmerie, en service à Dammartin-en-Goële, a partagé son expérience marquante : « En 37 ans de carrière, c'est la première fois que je fais face à une telle vague de haine qui remonte à des références à l'esclavage. C'est complètement inacceptable à notre époque. »
Accompagnée d'une collègue, elle a exposé les attaques ignobles dont elles ont été victimes, renforçant l'impact et la souffrance psychologique que ces mots peuvent engendrer. Devant le jugement, le prévenu, Hakim, âgé de 49 ans, avouait son malaise, tentant de justifier ses actes par son alcoolisme. « Je suis un peu malheureux. J'étais ivre, après plusieurs bières et un peu de vodka », a-t-il déclaré.
Un « pauvre type alcoolique et donc malade »
La présidente du tribunal, Cécile Lemoine, a partagé son choc face à la nature des propos tenus, déclarant qu'il était difficile de même évoquer ces expressions dégradantes. Les insultes, gravées par les caméras piétons des gendarmes, incluaient des termes tels que « singes » et des références d'une cruauté inouïe.
Le procureur a requis une peine de prison avec mandat de dépôt pour cet homme, dont le dossier judiciaire est déjà bien chargé, avec des condamnations antérieures, y compris un viol en 2002. L'avocate de la défense, Me Caroline Desré, a évoqué la condition sociale de son client, soulignant qu'il vivait dans un camping-car et désespérait de sa situation.
Un autre aspect soulevé par Me Mélanie Albatangelo, avocate des collégiennes menacées, concernait le traitement judiciaire des affaires de ce genre. « Si l’on avait suivi ce client de près, nous n’en serions pas là », a-t-elle précisé.
Au final, le tribunal a condamné Hakim à six mois de prison ferme, avec la révocation d'une peine antérieure, entraînant une exécution immédiate de la décision. Il lui est également interdit d'entrer sur le territoire de Dammartin-en-Goële pendant trois ans.







