À Chalampé, situé dans le Haut-Rhin, plus de 1.000 litres de cyclohexane, une substance hautement inflammable, ont été déversés dans le grand canal d'Alsace vendredi après-midi. Cet incident est survenu à la suite d'une fuite liée à un problème d'étanchéité sur un navire citerne, comme l’a signalé la préfecture du Haut-Rhin.
Les autorités ont immédiatement déclenché le plan d'opération interne de l'entreprise concernée. Selon des documents de la préfecture, « des dispositifs de confinement, tels qu'un barrage flottant et de la mousse stabilisante, ont été déployés pour limiter la propagation du produit ». Les équipes ont travaillé toute la nuit pour pomper le liquide et nettoyaient les lieux depuis samedi matin.
Les vérifications effectuées jusqu'à présent n'ont montré aucune présence de cyclohexane dans l’air ou dans les eaux en dehors de la zone confinée. Par contre, l’Office Français de la Biodiversité (OFB) a été mobilisé et a rapporté qu’« aucune atteinte immédiate à la biodiversité n’avait été identifiée » dans les milieux naturels environnants. Cependant, il a été précisé que le canal fera l’objet d’une surveillance accrue dans les jours à venir, notamment pour vérifier l’impact sur la faune aquatique.
Cet incident soulève des inquiétudes quant aux risques associés à la manipulation de produits chimiques dangereux dans des zones sensibles. Des experts, tels que ceux de l'OFB, insistent sur l'importance de garantir la sécurité des opérations de transport de substances potentiellement nocives pour l’environnement. Peut-on considérer cet événement comme un simple incident isolé ou doit-il alerter sur des pratiques à revoir ?







