Se déclarant « ravi » d'intensifier les tensions sur le commerce international, Donald Trump a annoncé son intention de relever, dès la semaine prochaine, la surtaxe sur les voitures importées de l'Union européenne à 25 %. Cette décision survient dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et ses principaux partenaires commerciaux.
Trump accuse l'UE de ne pas respecter les accords commerciaux conclus l'été dernier, visant particulièrement les voitures et autres véhicules. La nouvelle surtaxe devrait s'appliquer également aux camions, sans préciser les catégories exactes concernées. Sur son réseau social Truth Social, le président a ajouté : « Tout véhicule produit aux États-Unis sera exempt de toute surtaxe. »
Accusations envers les constructeurs allemands
Cette annonce fait écho à ses récentes critiques envers des marques emblématiques telles que Mercedes et BMW, qu'il a accusées d'avoir « dépouillé » les consommateurs américains. Lors d'un événement en Floride, Trump a fait part de sa décision au chancelier allemand Friedrich Merz tout en soulignant l'importance du marché américain pour les constructeurs européens.
Selon la fédération de l'industrie automobile allemande (VDA), environ 450 000 véhicules allemands ont été exportés vers les États-Unis l'année précédant le retour au pouvoir de Trump. Cette surtaxe pourrait donc avoir des répercussions significatives sur l'économie allemande.
Tensions croissantes et pressions sur Bruxelles
Après plusieurs mois de discussions, un accord avait été trouvé l'été dernier entre l'UE et les États-Unis, limitant les droits de douane à 15 % sur certains véhicules et pièces détachées, contre 25 % auparavant. Dans le cadre de cet accord, l'UE devait également réduire ses propres droits de douane sur les produits américains.
Wendy Cutler, ancienne fonctionnaire impliquée dans les négociations commerciales, a commenté la situation en déclarant que Trump avait « clairement perdu patience » et cherchait à « faire pression sur Bruxelles » pour avancer. De son côté, la délégation européenne à Washington a répondu en déclarant qu'elle continuerait à respecter ses engagements, tout en gardant « toutes les options ouvertes pour protéger les intérêts de l'UE » en cas de non-respect de l'accord par les États-Unis.







