Six féminicides ont été tragiquement signalés en seulement neuf jours, faisant grimper le total à 36 femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire depuis le début de l'année 2026. Cette situation alarmante a conduit plusieurs associations féministes à tirer la sonnette d'alarme et à appeler l'État à des mesures concrètes.
Selon des rapports récents de Sud Ouest, la Fondation des femmes a souligné que, malgré l'existence d'outils de protection, comme les bracelets anti-rapprochement et les ordonnances de protection, leur déploiement reste inégal, même près de sept ans après le Grenelle des violences conjugales de 2019. La fondation a également noté une diminution significative des ressources disponibles pour les associations, entraînant des fermetures de permanences, particulièrement dans les zones rurales où les féminicides sont les plus fréquents.
Sandrine Bouchait, présidente de l'Union nationale des familles de féminicides, a partagé son inquiétude quant à l'inaction persistante : "Il est plus que temps d'agir, il faut cesser de communiquer et passer à l'action. Les chiffres sont alarmants et il est incompréhensible que nous soyons encore confrontés à cette tragédie en France, malgré la promesse de faire des droits des femmes une grande cause du quinquennat." Elle a également mis en lumière les violences "vicariantes" où des hommes exercent la violence sur leurs ex-partenaires à travers les enfants.
Des statistiques récentes révèlent une augmentation de 11 % des féminicides entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leurs partenaires. Laurent Núñez, ministre de l'Intérieur, a qualifié cette situation d'"insupportable", affirmant que la mobilisation des forces de l'ordre était totale.
Face à ces problèmes persistants, les appels à une action gouvernementale renforcée se multiplient et diverses associations demandent des mesures immédiates pour protéger les femmes victimes de violence. Les dernières affaires, y compris celles d'une femme retrouvée morte dans son appartement à Paris et d'un autre cas tragique dans le Val-d’Oise, montrent que le besoin d'un changement systémique est impérieux.







